31 mars 2015

Fuir ou ne pas fuir : le prix de la survie et de la liberté

=> Article rédigé par Elizabeth, rédactrice de Survivre au Chaos.

Note de Pierre : Dans ce nouvel article, Elizabeth aborde le thème crucial de l'évacuation, cher à bon nombre de survivalistes, et nous livre le fruit de ses réflexions et de son expérience à travers un article très étoffé. De nombreux aspects sont traités, auxquels vous êtes invités à contribuer par le biais de vos commentaires.

Elizabeth est psychologue, spécialiste en entreprise des problèmes de climat social ; Son mari est médecin de campagne, tous deux très concernés par la survie, le risque de violence et de manque...




FUIR OU NE PAS FUIR : THAT IS THE QUESTION !
SAC DE SURVIE & MODE D’EMPLOI
LE PRIX DE LA SURVIE et DE LA LIBERTÉ


(Rédigé par un « rat des champs », prévoir une version différente pour un rat des villes !)



Parce que plus jamais, quelle que soit notre origine ethnique, culturelle, religieuse, nous ne pourrons tolérer de confondre la survie véritable avec l’anéantissement de nos libertés.


Vous croyez que c’est de l’histoire ancienne ? Tant mieux, ça vous évitera de faire des comparaisons (imbéciles) avec ça :


Plus moderne non ? (Actuelle entrée d’un camp de la FEMA aux USA)


Pourquoi iriez-vous finir dans un camp (n’ayant rien d’un camp scout) alors que vous avez créé une BAD sécurisée, pleine de stocks, douillette et quasi autarcique ? Pourquoi en partir ? Il y a effectivement peu de raisons valables. Ceux qui ont tout n’ont guère envie de prévoir le « Rien », à l’inverse, les malheureux à qui la vie n’a donné aucune possibilité de se monter un abri avant que les réverbères ne virent au rouge, s’imaginent clairement pouvoir, avec 2 jambes et 2 bras, vaincre le loup et pire encore (ci-dessus)... Clarifions ces légendes urbaines largement essaimées par Rambo le magnifique.

Beaucoup de gens estiment, à tort, qu’en cas de soucis, ils vont « prendre le maquis » et partir en forêt le soir venu pour chasser le lapin de garenne, manger des orties et sauter d’arbre en arbre pour rejoindre leur famille cachée dans une grotte. Tandis que les autres, les survivalistes nantis, propriétaires d’une BAD garnie, s’imaginent qu’il va leur suffire d’attendre que le chaos s’achève - sans eux -

Lol…

Le pire, c’est qu’entre ces deux extrêmes risque de surgir un scénario tout autre : une armée, une police, une autorité bienveillante ne voudra-t-elle pas nous mettre à l’abri ? A l’abri de nous-mêmes.

Un survivaliste est un homme libre. C’est à cause de ce modeste postulat qu’il nous faut prévoir pourquoi et comment, le cas échéant, nous prendrons la poudre d’escampette.

Dans cet article, j’ai positionné le « comment » avant le « pourquoi ». A priori, c’est aberrant de ne pas d’abord cautionner la fuite. Et pourtant. La fuite est un acte grave, vous savez ce que vous quittez et pas du tout ce que vous trouvez. Une fuite préparée à l'avance a quelques chances. Et une préparation n’induit pas la fuite, pas plus qu’un testament ne fait mourir. La fuite est donc la cerise sur le gâteau de votre BAD…


Quelques vieux souvenirs pour retrouver notre motivation à nous organiser :

La fuite avec la brouette et les gosses est toujours un drame.



Exode des populations – seconde guerre mondiale : des centaines
de milliers de morts


La prise en charge par une quelconque autorité qui vous autorise à prendre une valise est souvent mortelle (pas pour les valises).




Quant aux trains... On en parle même pas !



Faire voyager la population dans un train, d’un point A à un point B,
un historique redoutable



De nos jours, les bus de la FEMA sont équipés air conditionné et musique,
c’est beaauuuucoup mieux !!!!


Je ne suis pas en train de vous dire qu’il faut comparer la FEMA et ses camps aux mesures concentrationnaires de la seconde guerre mondiale, pas du tout (et j’ignore quelles sont les mesures prises en France, mais je sais qu’il en existe). Je suis seulement en train de vous dire que, personnellement, si un gars muni d’un uniforme me dit qu’il faut que je fasse ma valise pour aller manger dans un camp sécurisé, j’ai un espèce de vieux réflexe méfiant venu du fond des âges...

Je suis donc préparée pour la fuite. La fuite d’un tas de choses...


I - FUIR : L’ULTIME ACTE DE SURVIE


Fuir, c’est renoncer. Nous ne sommes pas des escargots et notre maison restera derrière : quelles que soient nos précautions, chaque jour qui passe nous fait courir le risque de ne rien retrouver de ce qui nous appartenait, ou de devoir le reconquérir…

Fuir, c’est parfois survivre, parce que rester = mourir et qu’il n’y a pas de pire risque.

Fuir, ce n’est pas improviser, car l’improvisation est surtout une garce qui promet beaucoup et ne tient pas ses promesses.

Nous allons donc définir :
  1. Comment se préparer (sac de survie, transport, choix de destination, etc..), évitons au maximum l’improvisation
  2. Décider des facteurs qui doivent déterminer notre décision de fuir, pourquoi ?
  3. Élaborer une stratégie réaliste : comment organiser le départ, pour où …. Fuite ou évasion ?


II - PRÉPARER LA FUITE


Avant même de savoir si nous allons devoir fuir et le pourquoi du comment, il faut s’y préparer, car s’y préparer permet justement de doser sa décision.



L’un des innombrables « kits » survie... Avant d’acheter, réfléchissez
(liste self made ci-après)


C’est une décision grave.

Votre famille risque de ne pas adhérer, pire, de vous rejeter.

Se posent 3 questions :
  • Comment partir (véhicule)
  • Avec quoi partir (matériel)
  • Où partir (destination)

Vous ne pouvez pas attendre l’urgence pour réponse à ces questions. Vous serez paniqué, pris de court.


A) Comment partir

Bien que ma BAD rurale m’offre des compagnons porteurs et tous terrains (mes chers chevaux), je ne partirai pas à cheval (sauf exception). Ils sont gros, peu discrets, doivent boire et manger et font une grosse trace infra rouge la nuit. (nous verrons ci-après quoi faire de ce qui nous est cher dont cheptel et stocks).

Nous verrons que le propriétaire d’une BAD rurale doit trouver une solution pour mettre son cheptel à l’abri durant ces moments difficiles.

Le 4x4 ? Pourquoi pas, pour s’éloigner des grands axes.

Le vélo : dès que vous êtes en zone « maquisarde », le vélo offre de nombreux avantages, facile à ranger, facile à réparer, VTT ou VTC, vitesse suffisante et potentiel bon accompagnant au fin fond des campagnes et des forêts. Peut être stocké dans un endroit clos, peut transporter quelques dizaines de litres de matériel en plus de votre sac à dos. Prenez le rustique avec matériel anti-crevaison et chambre à air de rechange, bombe anti crevaison.

1 vélo par adulte, 1 par enfant autonome, 1 siège bébé ?




Le 4x4 peut tomber en panne, fait du bruit, se vole, se repère, est contrôlé. Le vélo est sobre, silencieux, se couche, se plie, se range, s’oublie... Et voyage par les petits chemins hors contrôle.

Le départ est souvent un peu précipité. La question du jour ou de la nuit se pose peu. Pourtant en discutant avec un ami qui travaillait chez les « pouletos » nous convenions qu’il vaut mieux, contrairement à la légende, se cacher la nuit et circuler de jour (Note de Pierre : ce n'est pas une légende, mais une tactique éprouvée, à privilégier systématiquement toutes les fois que possible - Dépend du terrain, des membres du groupe, etc.). Un complément nous permettra d’évoquer l’attitude du caméléon (ce n’est pas du neuf, mais il faut le rappeler).


B) Le matériel :

Pour avoir bivouaqué (en mode survie soft) des dizaines de fois (sans aucune exagération), je sais que le matériel est le même pour 1, 8 ou 30 jours... Et que j’ai du sortir de mon chapeau des trucs inouïs que tout le monde m’avait déconseillés de prendre... Comme un laxatif ou un set de couture pour les blessures !

Je vais donc « argumenter » brièvement chaque objet, puis chacun fera sa soupe et les bonnes idées complémentaires sont les bienvenues.

Vous partez donc peut-être 24 heures, mais peut-être pour le reste de votre vie. Voilà comment est constitué notre petit paquetage...


Ouvre boite
A priori pas de boite, mais ça peut venir et une boite sans ouvre boite !
Stock couscous (ou purée) (1k/Jr/4p) soupe (1l/jr) fruits secs (250g/Jr) chocolat (2 tablettes/Jr)
Le couscous est hyper facile à gonfler à l’eau chaude, fruits secs = énergie, chocolat = plaisir, soupe = chauffage perso. Prévoir 1 pack par jour / 4 personnes, le tout enfermé sous vide, ces quantités peuvent servir pour 2 jours en cas de prolongation prévisible.
Eau
Vital pour le démarrage (soif en vélo), chacun sa gourde, à sa ceinture éventuellement (les gamins risquent d’être chiants)

Des pastilles pour purifier l’eau (dispo en pharmacie)
Vital pour boire longtemps
Gourde filtrante (à filtre céramique)
Vital pour boire tout le temps (et j’associe aussi micropur)
Filtre durable céramique 0,2 + charbon
Peu de place, mais assure la santé dans le temps, attention, c’est cher quand c’est durable (un bon filtre et ses recharges de 2 à 300 euros)
Nourriture (barres céréales) et boisson énergétique dans les poches
Peu de place, mais petite réserve d’énergie supplémentaire
Pièges de chasse
Petits, un petit matos pour fabriquer quelques modestes pièges, histoire de manger un peu de viande
Livre espèces sauvages et fruits comestibles
Prévoir de se débrouiller après la fin des réserves
Poncho + pantalon de pluie + veste imperméable légère
Une pluie battante = un froid durable et une crève non moins durable
Une pierre à feu Fire Steel
Faire du feu longtemps
Une couverture de survie
Isoler les gosses qui ont froid ou boucher l’entrée d’un renfoncement pierreux, coupe-vent, limiter les émissions infra rouge
Briquet, allume feu, allumettes de type tempête
Le feu pour les nuls (j’en fais partie)
Une boîte étanche
Pour planquer ce qui craint l’eau, même dans les sacs
Vêtements froids / sport
Pluie et froid = danger
Chaussures sport (et bottes étanches) + lacets de rechange
Attention : un lacet pété = marche forcée stoppée, il faut une ficelle au moins ! on met les chaussures aux pieds et on emmène une paire de botte si possible
Savon et gant de toilette ou lingette, dentifrice, brosse à dent par personne, une pierre d’alun, un rasoir
L’hygiène, la transpiration : 300 grammes pour un vrai bien-être utile à notre résistance morale et physique
Tampons et serviettes périodiques
Eh oui …… les Anglais risquent de débarquer avant les syriens
La trousse de pharmacie
Vital, nous verrons son contenu après
Huiles essentielles de base
Absolument important si la fuite doit durer, une sorte de parapharmacie, liste ci-dessous des essentielles avec lesquelles on règle 90% de la bobologie
Pharmacie alternative
Nous verrons le contenu (argent colloïdal, chlorure de M. etc…)
Pharmacie homéopathique
Je n’ai pas fini de la constituer, mais je vous proposerai une liste ultérieurement, ça marche parfois là où le reste ne marche pas, peu de volume : dans l’attente, voir livre sur la liste
Pilule du lendemain
Pas drôle, mais en cas de viol, autant au moins ne pas faire de bébé
Boite de préservatifs
Ca sert à tout, y compris à la contraception
Chlore en pastilles
Ne fuit pas dans les sacs à dos, ça fait plein de trucs très importants (y compris des soins)
Bombe lacrymogène
Arme de défense pour les nuls (peut aussi se retourner contre nous), peut-être utile pour les animaux sauvages, chiens errants
Arme de défense et de chasse
Notre pétoire ….. (n’oubliez pas de mettre les munitions au sec)
Une radio à pile
Très important : être informé, ou désinformé, mais à l’écoute
CHien
Dressé à suivre en vélo, sinon s’abstenir, mais très très utile en mode bivouac
Sifflets
Outil de communication
Vélo
Solide, rustique (VTT ou VTC), avec son kit de réparation, équipés sacoches 20 litres à l’arrière et petite fonte à l’avant
Sac à dos
Un bon modèle pas trop lourd et bien structuré, ne pas charger à mon avis à plus de 20 kilos par adulte fort
Boussole
Pas de boussole, pas de fuite
Cartes état major (et porte carte étanche)
Carte ign, et même sur mesure pour les amateurs de précision, une petite au 1/25000 et une maxi au 1/110000 pour s’orienter « en gros »
Jumelles
Voir de loin sans se placer en insécurité
Duvets
Attention aux duvets  frais, idéalement un duvet qui tient à moins  5°C, au-delà ils sont souvent trop volumineux (ou très chers)
Sac à viande ou drap de soie
A mettre dans le duvet = 5°C de gagné pour un encombrement minimum
Tentes
Si possible des « 4 saisons », peu volumineuses, on peut dormir à 4 dans une 2 places pour gagner en chaleur et en volume transporté
Un couteau et un couteau Suisse
Un homme sans son couteau ….. Un bon couteau n’est pas cher
Pince monseigneur et pied de biche
Tailler un passage …..
Tenaille bien coupante et petits tournevis, micro scie
La petite trousse de bricolage s’avère vitale dans le temps
Une hache légère et une machette
Détruire une porte en bois … par exemple, scier des branches, tailler un passage
Une lampe dynamo et une frontale
Attention : acheter du matériel à piles classiques et un stock de piles, les rechargeables c’est bien, si on a de l’électricité.
Des piles
1 an de stock pour 1 heure d’utilisation modeste par jour, c’est bien moins que ce que vous pensez
Une cordelette et de la corde alpine
La fameuse paracorde, mais aussi du basique pour le quotidien, peu de place
Grosse boite de poivre en poudre
Répulsif à toutou et sème toutou
Bac à eau pliable
Vendu en matériel de randonnée et fort pratique, peu de poids et volume
Popotte cuisine
Selon vos capacités à la rusticité, mais une popotte bien rangée tient peu de place
Réchaud et gaz (petites bouteilles)
Ca ne durera pas très longtemps (1 voire 2 semaines), mais moralement, ça aide à la transition (on peut, si on a de la place, prendre 1 ou 2 bouteilles)


Remèdes à base d’aromathérapie et liste des essentielles : http://www.la-ferme-de-gaia.com/pages/recettes-sante-nature-l-aromatherapie.html

En descendant sur la page vous avez le lien sur le fichier pdf des 41 huiles essentielles majeures, sur cette même page vous avez un certain nombre de conseils d’usage.

Pharmacie alternative :
  • Argent colloïdal
  • Chlorure de Magnésium
  • Chlore (Dakin pour les puristes)

Pharmacie humaine : domaine d’intervention du médecin, mais disons pour dégrossir :
  • Les antalgiques (et éventuellement les morphiniques)
  • Les antis inflammatoires (et protecteurs gastriques) voie locale ou générale
  • Un antispasmodique
  • Cortisone, voie locale ou générale
  • Les antibiotiques (plusieurs molécules)
  • Les désinfectants de l’appareil respiratoire ou digestif (et pansements gastriques ou intestinaux)
  • Les laxatifs ou à l’inverse les anti diarrhéiques 
  • Les pansements et bandages divers et variés
  • Le tulle gras 
  • Les désinfectants
  • Le set de couture et le fil
  • Les calmants
  • Des ciseaux et un scalpel (un jeu de jetables)
  • Un thermomètre
  • Pour les connaisseurs : cortisone injectable, adrénaline injectable, garrot

Dites à votre médecin que vous allez partir en voyage et demandez une ordonnance dans ce sens, en plusieurs demandes vous devriez y arriver. Un minimum de formation est requis pour l’usage d’une pharmacie qui tient la route. Mais Survivre au chaos compte, à ma connaissance, un spécialiste en ce sens.

Note : la douleur rend cinglé, une bonne gastro tue un môme en 2 ou 3 jours, un anxieux peut dénoncer tout un groupe avec une crise d’hystérie, l’infection peut virer à la gangrène en un rien de temps, une pneumonie peut signer votre arrêt de mort, vous n’avez que quelques heures pour recoudre (après quoi c’est plus compliqué), une allergie tue très très vite, parfois en quelques minutes... Bon, future ex-épouse de Médecin, j’avoue que je suis sensibilisée...

Comme vous pouvez le constater : mon sac de survie est à mi-chemin entre le matos de survie et celui de camping sauvage. C’est que, par habitude, il faut prévoir les inévitables pépins, et surtout le manque de résistance de notre entourage. Ce matériel, je l’ai testé, utilisé, porté, réparti, etc…. ça va très bien à condition de répartir ça sur la charge de 2 adultes en forme. Les petits de plus de 5 ans peuvent avoir un micro sac avec leur polaire, une gourde et un k-way. Les adolescents peuvent porter (en râlant, mais porter) 10 kilos. Les femmes de type maitresse de maison doivent souvent se limiter aussi à 10 kilos pour tenir quelques heures (par manque de musculature).

Le vélo peut porter tout (et vous tenez le vélo en main) si vous avez emmené des sandows.

Cette liste parait longue n’est-ce pas ??? En la répartissant sur les 2 sacs des adultes, vous avez encore assez de place pour glisser les non essentiels :
  • 1 livre, une petite bouteille de goutte
  • 1 ou 2 jeux de carte... (l’ennui n’est pas un ami)

Là, j’entends déjà les commentaires : c’est pas de la survie ce qu’elle raconte, c’est le club med …. !

Le tout réparti sur 2 sacs (mais on peut répartir sur 4) permet de ne pas dépasser les 15 kilos, les enfants n’ayant qu’un petit sac avec leurs vêtements chauds et leur duvet.
Avant que nous nous pissions tous de rire en lisant cette longue, mais alors très longue liste, il convient de dire qu’il existe plusieurs modes de survie et que celui-ci peut tourner au durable le cas échéant et de gérer une famille. Car lorsqu’on part, on n’est jamais certain de ce que l’on va retrouver en rentrant !

J’ai beaucoup, vraiment beaucoup randonné, bivouaqué, etc. Ce qui « fout la merde » tient en un seul mot : le manque... Manque de confort, de bouffe, de cigarettes, d’alcool. Le manque lui-même est aggravé par le stress. 99% des gens ne résistent pas à la perte de leurs habitudes. Et je pèse mes mots pour avoir accompagné des groupes qui auraient bouffé leur voisin pour une petite bouteille de whisky... Au bout de 48 heures.


Le sens du relatif

Pour finir, la nécessité est un truc très relatif, évoquons ce qui a déjà fait débat (à juste titre) : les lingettes pour nos fefesses... Rambo a un cul. Et éventuellement il est dérangé. Le stress peut largement contribuer à vous filer une chiasse d’enfer, surtout si vous faites une erreur d’alimentation « sauvage » en prime ou que vous abusez du chlorure de magnésium.

Et alors croyez moi : une chiasse mal gérée dégoulinante qui pue (les autres ….) et qui vous brûle gravement la peau tout en rendant inutilisable le peu de vêtements que vous avez (sans compter le manque d’eau pour se laver). Et je ne parle pas des gosses...

Non, l’hygiène, c’est la dignité (donc ça donne de la force), mais c’est aussi une rapide nécessité.


Le sens de l’absolu

Machette, hache, pince monseigneur, etc. : Lol, je ne vais rien cambrioler… Ou plutôt si, si je dois rentrer de nuit, pour abriter ma famille, dans une cabane de chasseurs, une vieille mine murée, une maison désertée…

Et : très basiquement, car ça m’est arrivé tant et tant de fois : vous naviguez à la carte et là, vous tombez sur 4 rangées de barbelés ou sur une clôture très imprévue sans autre passage possible en pleine montagne avec l’option ravin pour toute possibilité. N’étant pas malhonnête, je remonte ou referme derrière moi (ne serait-ce que pour ne pas laisser de trace).


Le sens de l’humour

La popotte, le gaz, les jeux de carte : je vous imagine  Mdr cette fois-ci ! Pourtant là aussi, si nécessaire, je me débrouille avec le mini : 3 brins de bois, 4 feuilles mortes et une pierre à feu. Mais une popotte, une micro bouteille de gaz : ça ne pèse pas grand-chose et si on se retrouve à devoir faire manger des mômes qui hurlent, qui ont peur avec une mère (ou un père) non moins affolé... Un jeu de carte, c’est parfois suffisant pour oublier… Oublier que ce que l’on vit est terrorisant, car si le leader fait semblant d’oublier : tout le monde va suivre ou presque.

Par expérience : la bouffe est un truc crucial. Quand on gère un groupe (j’ai géré pas mal de groupes de 3, 5, 8 ou 10 personnes), il faut avant tout penser à gérer :
  1. La douleur (maux de dent, tête, etc…) et la fatigue physique
  2. La faim
  3. Les manques (alcool, cigarette)
  4. Le confort habituel (douche, lit)

Toute erreur stratégique finit en conflit... Petites choses fragiles sommes nous… (et je vous parle de gros balaises qui en partant se la pétaient et après coup se la racontaient... : ce que ça m’éneeeervve !)


C) La durée de la retraite

Question primordiale car elle définit ce que l’on laisse, ce que l’on emporte et ce que l’on va peut-être retrouver si le loup n’est pas passé...

Une BAD est très fragile et mieux elle est conçue et plus elle va attirer les corbeaux. Si nous nous retrouvons face à la nécessité de l’abandonner, c’est au risque de ne rien retrouver.

Idéalement il nous faut donc :
  • Planquer tout (stocks enterrés, etc, Survivre au Chaos a déjà fait un article là-dessus)
  • Piéger... (voir le numéro spécial de février 2015)
  • Partir peu de temps si possible
  • Avoir des armes pour récupérer son « bien »

L’autre question qui définit la durée est notre capacité à vivre sans confort dans des conditions de stress qui peuvent être épouvantables ou rendues telles que par un entourage qui pète un plomb.

Avec les gosses et les conjoints mes compères (ou plutôt commères) survivalistes et moi-même avons évalué une retraite précipitée à 8 jours … (d’autres arguments ci-après). Et 8 jours de stocks alimentaires sous vide pouvant durer 15 jours en cas de problème.

Dans la pharmacie, je traîne un anxiolytique (et un somnifère) pour aider celui ou celle qui menace la sécurité de tout le monde pour cause de fragilité nerveuse.


D) Où ?

Destination finale.

Ce n’est pas le jour « J » à l’heure « h » qu’il faudra s’en occuper. C’est une question PRIMORDIALE. Il n’y a souvent qu’une seule façon d’y répondre : prendre ses petites jambes et visiter le coin, là où les voitures ne vont plus (les gens ne vont presque jamais plus loin que leurs voitures).

Vous devez viser un endroit de relative solitude, où les autorités vous oublieront aussi.
Les autorités viseront, le cas échéant, les 90%, et les 10% qui restent seront abandonnés à eux-mêmes pendant un moment.

Après avoir cherché un moment : une étape de bivouac bien planquée dans l’arrière pays entre 2 champs bourrés de vaches locales, avé le taureau, olé !




Je me ballade beaucoup pour des raisons rurales. Une chose est certaine : les gens ne vont pas au cœur des forêts où vous ne trouverez que les chasseurs en saison et les bucherons en saison, voire personne dans certains coins. Dans les campagnes, vous êtes à découvert. Je privilégie la forêt.

En forêt on trouve souvent de l’eau, du bois, des petits abris abandonnés, des bûches découpées, des branches, etc. Et même des grottes, des renfoncements.

La France entière des survivalistes ne peut pas se retrouver en forêt, mais en consultant les bouquins touristiques de son coin on trouve souvent des plans « B », de vieilles mines, des grottes, etc.

Les gens ont peur, mais c’est plutôt une aide... Peur du noir, peur de la forêt, peur des bêtes, peur de l’autre... Plus vous vous enfoncerez, plus vous serez en paix. En montagne attention au changement brutal de climat.

Point de rencontre : le PdR

Avant d’aller à un endroit défini (mais qui ne sera pas libre le jour j), un point de RdV en cas de départ rapide est utile. Il permet de se regrouper entre amis (fiables).

Nous ne savons pas si le téléphone marchera. Donc partons du principe qu’il ne marchera pas et que seules nos précautions vont nous éviter le pire.

Mon « PdR » à moi est accessible en quelques heures à pieds, bien moins en vélo, très isolé, une atmosphère détestable. Il peut servir de camp de base éventuel avant un second repli (déjà prévu et intitulé PdR2).


II POURQUOI FUIR


Bah oui ? C’est risqué, inconfortable, on abandonne sa BAD et tout ce qu’on a prévu pour préserver/créer l’avenir...

Fuir ne doit être qu’une solution par défaut. C’est dur, on perd tout ou on risque de tout perdre.

Fuir seul, c’est encore pire, il faut un mental d’acier.

Il existe pourtant quelques cas de figure où la fuite semble être de mise, car il s’agit de sauver sa peau :

1) Le cas le plus prévisible : l’invasion du territoire par des ennemis au comportement extrémiste.

Hélas, ça peut faire partie de ces cas de figure ou résister est impossible car vous avez une armée en face qui non seulement a de quoi vous surprendre, mais aussi de vous massacrer après avoir violé vos femmes et vos filles.

La violence en Syrie : vos repères pourraient voler en éclat, votre capacité à vous défendre quasi nulle, « ils » sont tout à fait fous. Ne comptez donc pas sur la raison.




Fuir est dans ce cas un authentique acte de survie.


2) Le cas qui sera le plus difficile à argumenter : fuir la pseudo protection (ou les décisions) du gouvernement.

Catastrophe écologique réelle ? Ou non ? Eau polluée ou non ? Cause incroyable ou non ? Climat social effondré ? Guerre civile ou autre avérée ? Les raisons pour lesquelles le gouvernement peut nous contraindre ou tenter de nous contraindre sont nombreuses. Faudra-t-il obéir ?

Eh oui ! Dieu seul sait ce qu’un gouvernement peut trouver bon pour nous …. Et pour lui… (affiche de propagande émise par le gouvernement Français en 1938)




Quoi dire à notre famille si la police nous explique que nous devons quitter notre village parce que la centrale nucléaire fuit comme une vieille casserole ? Quoi penser d’ailleurs…

Cette décision doit appartenir à chacun. En toutes circonstances.

Fuir est alors un acte de désertion incivique avec des conséquences irréversibles.


3) L’invasion extra terrestre : Lol ? Et tous les trucs bizarre, étranges et miraculeux...

Quelles que soient les bonnes intentions : gouvernement, visiteurs d’ailleurs, mon vieux tempérament méfiant...

La série « V » : de gentils extra terrestres nous amènent la paix, la technologie...




Il ne s’agit pas de fuir « comme ça », mais face à la contrainte physique. Soit l’obligation, par exemple, de subir un traitement, ou d’intégrer un camp… Une puce, ce n’est pas de la science fiction, ou bien elle est à nos portes !!!

Une fois de plus, c’est une décision intime, momentanée... A peser...

Ce cas de figure en cache un autre (comme le train ) : je deviens méfiante face à toute situation qui me parait aussi bénéfique et peu crédible que Lourdes + le père Noël réunis, donc, toute promesse mirobolante me demandant, en échange, d’obéir à une contrainte générale, sera à mes yeux suspecte…

Fuir est alors aussi un acte de résistance, il implique une solidité morale, un sens du sacrifice potentiel.


4) Le cas très crédible : le chaos social et économique

Imaginez un croisement entre Walking Dead et l’exode de 39-45...

Pour les camps, ça rappelle quelque chose.



Votre ennemi, c’est le copain d’hier, le voisin dénonciateur affamé, le con de service qui pense bien faire ou la horde d’affreux qui s’en viennent de la ville…

Chaque personne qui vient est potentiellement contaminée ….. par la connerie !

Il faut, le plus souvent, tenir et non pas fuir. A condition d’avoir des stocks d’armes et surtout de munitions (beaucoup), sinon ce ne sera qu’une question de temps. Mais vous pouvez être débordés par le nombre.

Mettez vous à la place des gens de votre village qui savent (tôt ou tard) que vous vivez bien, que vous mangez …. Ils sont 150 ou 200, vous êtes 4. Même bien armés et piégés, il convient d’y réfléchir (avant que ça ne tourne au drame : partage, troc, etc.)

Fuir est alors une contrainte plus qu’un choix.


5) Catastrophe écologique/climatique  avéré : il y avait 4 saisons, il subsiste 2 cyclones et 3 tempêtes…

Tout était prévu… même les graines pour le premier printemps et la vache pour le lait. Et même la planque pour tout ce petit monde, les pièges, les munitions, la panic room : tout vous dis-je...
"Les aéroports et 140 écoles sont fermées. 1000 personnes, qui ont du évacuer leurs habitations en zones inondables, se sont réfugiées dans des abris publics à Yeppoon tôt ce matin quand l'oeil du cyclone est arrivé. Les habitants doivent se terrer dans leurs maisons, dans la pièce la plus solide généralement la salle de bains. Mais certains ignorent le danger. Des personnes circulaient encore en voiture dans les rues de Yeppoon ce vendredi matin - pour "admirer" le spectacle. Mauvaise idée, car les membres de la sécurité civile du Queensland non plus, ne peuvent pas sortir pour secourir les habitants. Et ce n'est qu'un début... après les vents ultra violents - jusqu'à 285 km/h, il y aura les inondations."
(Extrait de la description du passage du cyclone en Australie le 20 Février.)

Quand une comète/bombe/volcan/inondation / maladie  a ravagé absolument toute la région.

BAD détruite ? Cheptel mort  (non si vous avez été vigilant) ? Vous allez me dire qu’il n’y a plus rien à fuir, effectivement, sauf à avoir sauvé vos sacs de survie, vos vélos et partir à la recherche d’une zone non inondée.


III - LA VIE EN FUITE


C’est là que ça deviendrait presque drôle !

Vous avez du affronter les moqueries de la famille en faisant un sac.

Vous allez devoir affronter la mère ou le père de vos enfants face à la problématique décisionnelle

L'exode vu par Antoine de Saint-Exupéry :
"Je survole donc des routes noires de l'interminable sirop qui n'en finit plus de couler. On évacue dit-on, les populations. Ce n'est déjà plus vrai. Elles s'évacuent d'elles-mêmes. Il est une contagion démente dans cet exode. Car où vont-ils, ces vagabonds ? Ils se mettent en marche vers le Sud, comme s'il était, là-bas, des logements et des aliments, comme s'il était, là-bas, des tendresses pour les accueillir. Mais il n'est, dans le Sud, que des villes pleines à craquer, où l'on couche dans les hangars et dont les provisions s'épuisent. Où les plus généreux se font peu à peu agressifs à cause de l'absurde de cette invasion qui, peu à peu, avec la lenteur d'un fleuve de boue, les engloutit. Une seule province ne peut ni loger ni nourrir la France !..."
(Extrait de Pilote de guerre, de Saint-Exupéry, Gallimard.)

Puis, en imaginant que le départ se passe bien, il va falloir « assumer » un groupe craintif (le plus souvent), inexpérimenté (toujours), parfois bruyant et même capricieux.


1°) Les ingrédients de la famille survivaliste en fuite

A) Le Leadership

Il est nécessaire qu’il y ait un leader fort : il rassure et sa présence est pacifiante, son autorité empêche les « délires ». C’est aussi lui qui surveille l’état de son petit groupe : quand et comment faut-il s’arrêter, boire, manger, etc…

B) Les pauses

Suffisantes pour ne pousser personne à l’épuisement physique ou moral.

C) Les privations alimentaires 

Doivent être progressives, un adulte qui comprend accepte progressivement une perte de confort au titre de sa survie.

D) Les privations addictives

La vraie catastrophe : médicaments, cigarette, alcool, drogue. Doit être gérée au maximum par chacun avant son départ et contrôlée par le Leader (qui surveille les signes de syndrome de sevrage et donne ce qu’il faut : anxiolytique, petite qté d’alcool, cigarette, etc…)

E) La fatigue et la peur

Parfois l’une fait tolérer l’autre. Mais pas toujours. Parfois c’est un mélange explosif.

F) La surveillance et les tours de garde

Vous avez trouvé l’endroit paisible où vous poser : tant mieux, mais il va falloir surveiller, tout le temps... Pas question de laisser les gamins batifoler en hurlant.

G) Les autres… la mobilité…

Vous avez repéré une grotte extra : et vous n’êtes pas les seuls ! 2 jours après vous êtes 25 pour un espace inférieur à votre cuisine (d’avant le jour d’après, lol).

Vous pourrez au choix :
  • Argumenter (fort) pour être ceux qui restent
  • Préférer partir (et ça peut être mieux)
  • Faire un grand groupe (attention prudence)

H) Les enfants, la famille, belle-maman…

Non ce n’est pas toujours la catastrophe. Mais beaucoup de gens vont mettre toute leur famille en danger pour aller chercher je ne sais qui. C’est un choix de conscience qui appartient à chacun, du moment que chacun en est informé.

Quant aux enfants : la notion de vie ou de mort, de danger, de prudence, n’est PAS INSTALLÉE DU TOUT AVANT L’AGE DE 7 ANS !!!! En moyenne.

Et je ne parle pas des gaffes idiotes, même chez les plus vieux, dans le genre « Mais papa, il reste un stock de purée dans le sac de louis » devant 3 hommes affamés.

Les jeunes enfants alternent : pipi, caca, faim, fatigué, peur et on recommence (je suis psychologue). Nos enfants ne sont tout simplement pas ceux des villes du tiers monde, débrouillards et mobiles. Ce sont souvent de petits trous du cul mal élevés (désolée) habitués à ce qu’on leur cuisine autre chose quand ils n’aiment pas leur purée à consommer devant leur tablette (et ils n’auront plus de tablette).


2°) Rythme et Chronologie

Le début se passe en général bien : le stress rend chacun prêt à l’effort et adaptable. Puis à mesure que le danger semble s’éloigner et la fatigue augmenter, l’humeur du groupe change.

Si vous maintenez le stress (ce que le leader peut faire en rappelant le danger potentiel verbalement), la fatigue sera retardée, mais plus forte (épuisement).

Il est donc souhaitable de pouvoir « s’installer » pour une pause nocturne assez vite, disons dans les heures qui viennent.

Et de respecter, jour après jour, une sorte de rythme traditionnel : 3 pauses boisson/alimentation par jour (intégrant la recherche d’aliments), une nuit, un jour …


3°) Le retour à la normale

Après peut-être quelques jours les informations récupérées vous laissent espérer un retour possible !

N’oubliez pas qu’un éclaireur très prudent devra vous précéder chez vous. Ou sur le lieu prévu de développement des stocks planqués (et du cheptel).

De manière générale : l’approche de votre lieu de survie : BAD ultime, planque, stock et cheptel doit être très prudent pour 2 raisons :
  • Vous pouvez être suivis (une fausse arrivée dans une fausse BAD peut aider à y voir clair une nuit)
  • Vous pouvez être précédés (l’éclaireur)

La réorganisation ne sera ni simple ni joyeuse. L’équipée sauvage aura vécu un fort stress et restera sensible au conflit pendant un certain temps.

N’allez pas croire que les épreuves soudent. Elles ne soudent que les gens soudés et forts.


4°) Le départ définitif

Il n’y aura peut-être plus jamais de chez vous comme initialement prévu. C’est pour ça que vous avez un petit sac plus grand que celui des amis : pour tenir …… pièges, plantes sauvages et stocks planqués ou cheptel récupéré si possible.

La fuite à caractère définitif est une épreuve. Un deuil à faire.


5°) Les ennemis véritables

Si vous avez fui, considérez que vous n’avez plus d’amis, plus de protection sociale, plus de « chez vous » et encore moins d’état de droit.

Il est probable que le chaos fera qu’il y aura peu de contrôles. Mais s’il y en a, les contrôles seront :
  • Routiers
  • Identitaires
  • Par recherches (chiens, équipes, infra rouges)

Les grands axes seront donc, pour un temps, exclus. Vous devez devenir invisibles et les traces infra rouges ne sont potentiellement pas souhaitables, ce qui veut dire dormir sous un renfoncement, dans une cave, grotte, etc. En priant le « Bon Dieu » pour que les gouvernements aient d’autres chats à fouetter que chercher les quelques pour cents qui ont échappé à leur redoutable sagacité.

Le poivre en poudre est un excellent semeur de toutous (et aussi un très bon répulsif).
Silence, absence de feu mis à part en zone sécurisée (dans une petite grotte à l’entrée bouchée), mouvements limités à l’indispensable...

Provisions, armes, munitions, matériel et enfants ne doivent jamais être laissés sans surveillance.


6°) La technique du caméléon

C’est un peu une redite, Pierre ayant déjà abordé le sujet. Ce n’est donc qu’un rappel (moins bon en plus).

Vous pouvez être dans l’obligation :
  • Soit de surveiller un site ou un groupe ou une personne
  • Soit de vous faire oublier par un groupe ou une personne

Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les gens ne voient pas ce qui n’est pas censé être là.

Un accoutrement discret, sombre (la bête technique du camouflage), une position immobile à un endroit où rien ni personne n’est censé être suffit souvent. Dans les arbres, les fossés, les orties, les ronces, écouter, prendre des notes, des photos... Chasse à l’affût, ça s’appelle aussi ! Mais il faut être patient.

On s’intègre dans la place et on s’oublie...

Robin des bois ? Pas si loin...




Je n’aborde pas les techniques de fuite en milieu urbain. Personnellement fuir le milieu urbain est quasi ma priorité, bête de campagne je suis. Rat des champs !


IV - PLANQUER LE CHEPTEL, LES GRAINES ET LES PROVISIONS AVANT LA FUITE


Peut-être le plus important et figurez vous que j’ai eu bien du mal à trouver une réponse !
J’ai demandé conseil, cherché longtemps. Trouvé depuis 1 semaine …. C’est dire si ce n’est pas simple

Les gens ne croient plus du tout au problème de la « réquisition » ! Et les vols de bétail sont encore rares. Pour les lois sur la réquisition, elles sont encore en vigueur. Quant aux futurs vols de bétail, c’est une évidence. La différence est donc qu’il s’agit d’un vol légal ou non.


A) Le bétail

Scène de réquisition durant la seconde guerre mondiale


"Autre source d'humiliation et d'offense : le droit du plus fort. Des soldats passent dans un village. Nous voulons cette vache, disent-ils. Impossible, répond le paysan ; d'ailleurs, vous n'avez pas de bon de réquisition régulier. Ah ! bien... Là-dessus, un des soldats dégaine son revolver, abat l'animal, et souvent, excité par l'hilarité de ses camarades, s'exerce au tir sur d'autres bêtes. On charge le tout sur un camion après avoir mis le fermier en joue et tiré en l'air pour effrayer les récalcitrants. Le numéro du camion a été relevé par les paysans, qui le communiquent à l'Administration française à Paris.
Protestation auprès du Feldkommandant. Bon, répondent ses services, nous allons ordonner une enquête. Neuf fois sur dix, il n'y a aucune suite, et s'il y en a une, elle est d'une politesse irritante : Malgré les recherches, il a été impossible de retrouver l'unité à laquelle appartenait le véhicule, ou bien : Le véhicule dont vous avez donné le numéro n'existe pas. Dès les mois d'août-septembre 1940, on sent naître un état d'esprit adverse chez les Français; une boule de mécontentement se forme dans chaque gorge. On ne dit rien, mais on n'en pense pas moins..."


Cherchez ! Car c’est l’unique solution : battre la campagne, les forêts, tous les coins perdus possibles pour imaginer celui qui va vous permettre de loger votre cheptel en cas de réquisition et vos stocks (attention à l’humidité).

Ca prend du temps. Il faut (c’est plus rapide) un 4x4 opérationnel qui permet d’aller dans les coins et les recoins. Puis surveiller dans le temps si le petit coin que vous avez repéré bouge ou non. Eventuellement, si ça semble abandonné (idéal), broussailleux, impénétrable : faire une atteinte à la clôture et regarder si, dans le temps, il y a des réparations (et donc une présence ou une surveillance) : super efficace.

Pour information j’ai dû, à titre personnel, et suite à de graves menaces, planquer TOUT mon cheptel dans la nuit. C’est faisable, et sans réveiller les voisins qui m’ont demandé où mon petit monde était passé…

Sachez tout de même que les agriculteurs sont très habitués à bouger leur bétail. C’est un geste quasi anodin pour qui sait faire, à condition de disposer de quelques heures et de matériel de transport (carburant, routes libres) ou de chevaux dressés à la conduite du bétail (c’est mon cas).

Reste le problème des recherches infra rouges : un troupeau à planquer dans une grotte ? Pas facile, mais dans un lieu de type forêt  et pas attaché, mais groupé (comme les troupeaux de cervidés sauvages), peut suffire en bougeant tous les jours. Il existe néanmoins des planques …. Cherchez bien !


B) Les stocks

J’espère de tout cœur ne pas avoir à créer une BAD bis (je suis déjà en BAD bis, donc ça ferait plan C) !

On peut, bien entendu se faire des stocks semi enterrés etc. le problème étant de les faire tourner, qu’ils ne prennent pas l’humidité ou que les prédateurs et autres rongeurs ne s’en mêlent pas.

Perso, mes stocks restent accessibles, moyennant une prise de risque qui est qu’il me faudra quelques heures pour tout virer en lieu sûr si mon lieu sûr n’est plus si sûr...

Car le lieu « sûr » absolu est inexistant. Tous les casseurs de coffre savent cela !

Votre meilleure carte est sans doute la discrétion, suivie par la mobilité.

Et c’est pour ces raisons que ma BAD réelle n’est plus là où elle était.

Si seulement nous pouvions avoir, les uns vis-à-vis des autres, un peu de solidarité : un déménagement de stocks, de cheptel, en tracteur, remorque, attelage à cheval : c’est rien du tout !


C) Le cas des graines, des semences

L’avenir ! Précieux stocks !

Ils ne supportent pas du tout l’humidité !

Un emballage sous vide pourrait être tentant, mais la pauvre humidité enfermée risque elle aussi de faire des ravages.

Bref : ça prend peu de place, mérite grand soin et si vous ne voulez pas les trainer dans un sac à dos, il va falloir, au dernier moment, leur trouver une planque pour votre retour :
  • A l’abri des intempéries
  • Loin des inondations
  • Cachés des yeux indiscrets

Comme un trésor ! Faux plafonds, dessous de parquets de greniers... que sais-je...


D) Les vêtements et autres couvertures

Sans doute pas notre première inquiétude. Pourtant... Ce qui rejoint le grand chapitre d’un déménagement express.


V L’ULTIME DÉMÉNAGEMENT AVANT LA FUITE


C’est la conclusion. Votre fuite pourra donc être, ou non, précédée d’un déménagement en fonction du temps dont vous disposez.

Déclencher un plan ORSEC sans raison valable risque d’avoir des conséquences pénibles
Mais tarder à la réflexion peut bien mettre un terme à tout projet.

Il y a des situations qui ne vous laisseront pas une minute et d’autres où il sera déjà trop tard, il y a fort à craindre que le chaos qui nous attende soit vicieux et progressif : celui que fait que l’on repousse toujours la décision...

92 commentaires:

  1. Un super article encore Babette!

    Pierre , tu es donc pour voyager la nuit ou l'inverse? je n'ai pas compris ton commentaire.
    Tibo

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    1. Personnellement, si les circonstances et l'environnement le permettent, je privilégie les déplacements de nuit. Mais comme précisé dans le commentaire, cela dépend de l'importance du groupe, de ses membres, de leur expertise, etc. Car c'est une tactique qui requiert un certain savoir-faire...

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    2. Cela pourrait être un article intéressant " le déplacement de nuit" !!

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    3. intéressant scénario très réaliste,evacuer une Bad n'est pas une mince affaire et reviens a peu près au même que le départ initial vers ce lieu prit comme refuge en première intention,mais là il y a le cheptel en plus,on ne peut abandonner les animaux a eux mêmes hormis les poules en liberté et les chats.Les autres feront le bonheur des ennemis du moment.C'est pourquoi je préfère le lama au cheval, petit camélidé mangeable ,pas fragile, discret ,sobre, qui peut porter les poules en cagettes et 20 a trente kg de bagages,qui supporte des conditions "andines" et a une trace infrarouge identique a celle d'un humain,. il existe des vêtements anti-infra rouges ainsi que des baches,en situation très détériorée je ne croit pas trop à la recherche d'un petit groupe sans intérét majeur avec des caméras thermiques qui pour être efficaces devront avoir été intallées dans un hélico par le puissant du moment ,il aura déjà fort à faire pour assurer sa propre subsistance.Il est à mon avis bien plus a redouter un lent processus -édredon qui étouffera toutes libertés pour notre bien c'est évident , le coup des 1000 euros max d'achat cash alors que les étrangers ont droit a 10 000 Euros ne trompe personne ,il est bien certain que le prétexte invoqué : lutter contre le terrorisme est totalement bidon.J'emporterais un big Berkey les deux cuves l'une dans l'autre( et des capsules micro pur)laissent assez d'espace pour y loger des cartouches en 12 et l'ensemble est vraiment lèger et facilement transportable dans un sac a dos assurant de l'eau potable a partir de n'importe quel mare ou ruisseau car sans eau la suite de la rando devient plus que problèmatique.Achetez des antibios véto ce sont les mêmes que pour les humains en poudre ils se conservent 2 ans et avec deux boite de 125 gr vous faites des doses en sachets sous vide a un prix défiant toute concurrence sans avoir a essuyer un refus du médecin de service , phobique a ces médocs et a qui il va falloir expliquer en long en large et en travers votre Paranoïa, à moins d'avoir un ami toubib charitable.Le problème c'est qu'en cas de chaos prolongé tout ces médocs sont périmés,alors plantez du hash pour la douleur(pas maintenant hein !c'est interdit,seulement le jour venu ) ce sera déja ça de moins a supporter et passez dès maintenant chez le dentiste pour une révision générale et virer cette grosse dent de sagesse qui vous fera danser dans quelques années sans anèsthésie !
      Merci Elisabeth pour tout ces tuyaux mais le texte est bien dense et il y aurait tant a partager,mais le coté psy retient toute mon attention pour les process qui se mettent en place tout seuls et sur lesquels il est souvent bien difficile de peser.Cordialement

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  2. Chapeau bas,Madame Babette,un article top,d'une femme,apparemment volontaire,courageuse et au caractère bien trempé!!!Messieurs,prenez en de la graines,perso,j"suis bluffé!!!!LPN26

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  3. Un article passionnant concernant la problématique de la prise de décision au sein de la cellule survivaliste mais un article qui embrouille aussi la réflexion par des amalgames peut appropriés.

    Cet article montre une fois de plus que chaque survivaliste doit se forcer à prendre le temps de réfléchir à sa situation personnelle en appliquant une méthode de raisonnement (la méthode de raisonnement tactique militaire ou MRT est bien adaptée) puis rédiger un document type ordre d’opération afin de savoir ce que l’on veut faire et comment on va le faire (cf mes postes du 15 mars 12H13 et 15 dans l’article sur le 22LR : quel effet à obtenir ?).
    MRT et ordre d’opération ne sont jamais figés et doivent dans le temps s’adapter bien entendu à l’évolution du contexte général, régional, local et à l’évolution de votre niveau de préparation. Cette MRT permet aussi d’éviter d’avoir la tête farcie de conseils contradictoires et d’assumer ses choix de manière responsable le jour ou la lumière s’éteint.

    Deux remarques sur l’article.
    1) Même si l’auteur s’en défend, la comparaison camps nazis, camp de rétention de la FEMA, camps de réfugiés, ne tient pas la route car les idéologies qui les animent ne sont pas les mêmes. Entre contrôle même totalitaire de la population et extermination programmée, il-y-a un delta non négligeable. Je suis bien d’accord que le risque n’est pas à négliger d’où l’intérêt de l’étudier en l’adaptant au pays ou l’on vit et à l’évolution de la situation (MRT). D'autre part, si l'auteur s'en défend, pourquoi faire alors cette comparaison ?

    2° De quel pays parle-t-on pour la survie ? Les USA ou la France ?
    La aussi le mélange des pays me semble nuisible. La situation américaine n’a rien à voir avec celle de la France.
    En premier lieu, ne pas tenir compte des mentalités individuelles et collective de chaque pays me parait une erreur.

    En deuxième lieu, il faut tenir compte des moyens à disposition.
    Aux USA, les forces armées représentent environs 1500000 hommes dont les unités de la garde nationale qui sont des régiments à part entière bien équipés. La FEMA a un faible effectif (6500 en 2008) mais un gros budget (8 milliards de $) et sait pouvoir disposer de l’appui des autre services gouvernementaux.

    En France, avec 100000 hommes et une réserve squelettique nous ne sommes pas dans le même contexte.
    Concernant la réserve, le temps de la « guerre froide » est bien fini avec chaque régiment dérivant un régiment complet. Maintenant, pour un régiment, il existe une voir deux compagnie de réserve dont l’effectif est au format PROTERRE (80 pax environs) afin de remplir des missions type VIGIPIRATE.

    Comme la montré le 7 janvier, ce sont les services déjà en place qui ont gérés l’affaire et les 10000 hommes engagés par l’armée n’ont pas été tirés d’un chapeau mais prélèves dans le cycle de préparation – alerte opérationnelle. En d’autres termes, on a déshabillé Paul pour habiller Jaques.
    Dans un contexte permanent de baisse des effectifs dans tous les secteurs alors que les menaces explosent (délinquance, terrorisme,…) ce sont à des services de police, d’urgence, des forces militaire déjà surchargé à qui l’on demande d’intervenir.

    Même si une forme de patriot-act se met en place en France, sans personnels et sans moyens, il ne sera qu’une coquille vide. Et la protection civile n'est pas la FEMA.

    C’est là une des grandes différences entre les USA et la France. La ou les USA mettent les moyens, nous nous tentons toujours de « faire mieux avec moins ».
    Si demain les effectifs sont revus à la hausse (ce qui est autre chose que de stopper la déflation) il faudra voir à quoi ils sont destinés.

    En conclusion, nous devons nous tenir au courant, réfléchir et agir en fonction des menaces qui nous concernent directement maintenant et demain en France et non au fond du Texas.

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    1. il me semble avoir vu 500 000 cerceuils entassés par la fema ,l'effectif SS des camps de la mort ou est restée la presque totalité de ma famille était bien moindre que ceux de la Fema qui jouera le même role avec les mêmes rapport avec l'armée rgulière Us ,le seul ,point important est qu'il existent des minutes- men ,une sorte de milice qui s'est dèja opposée aux forces étatiques pour un ranch d'élevage et que cela n'a pas fait une ligne dans nos journeaux ,or ce jour là le pouvoir a reculé,pour le reste d'accord avec vous ,mais c'était des parallèles à remettre dans le contexte de chaque nation et si les idéologie s sont différentes le fascisme et les résultats toujours identiques vous serez la "race" survivaliste a abattre.Cordialement

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    2. Merci de votre analyse intelligente et documentée. Effectivement, les moyens à disposition de l'état Français pour engager des réquisitions, ou "rassembler les populations pour les protéger" sont très faibles en termes de nombre. Ils restent néanmoins techniquement bien plus équipés que les particuliers.
      Enfin, merci à Babette pour son analyse très approfondie. Même avec peu de poursuivants, la fuite ne s'improvise pas, et j'ai beaucoup à apprendre de cet article !
      A quand un article sur la fuite d'une grande ville ?

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    3. Janus, comparer dans la même phrase les cercueils prévus par la FEMA pour éviter les risques d'épidémie en cas de catastrophe et les gardiens des camps nazis en dis long sur le mélange des genres même si je compatis a votre drame familiale mais ces drames ne doivent pas bloquer notre capacité d'analyser une situation qui n'est plus la même qu'en 1940.

      Anonyme, entièrement d'accord avec vous.

      Je milite juste pour que nous gardions la "tête froide" en toute occasion avec suffisamment de reculs pour analyser les événements passés, présents et envisager le futur, car c'est bien elle qui est au centre de notre démarche et dois nous aider a prendre la "moins mauvaise décision" possible, surtout si il-y-a urgence. Après trente ans d'infanterie et quelques opex, j'en suis un peu, beaucoup, convaincus !

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    4. SVP,prère de ne pas nous mettre une dose de Shoah, ici svp.
      Il y a 9 heures de film programmées ce soir, si le cœur vous en dit!
      (perso je suis plutôt réceptif à l'universitaire Faurisson et je saoule personne avec, donc merci.)

      Bref, concernant la France et son manque de moyen, je pense que vous sous-estimez le nombre de recrues sans scrupule que le gouvernement pourra trouver en échange du gîte et du couvert.

      Pour exemple : il suffit de voir le nombre d'agriculteurs (de toutes le France) qui se sont mobilisés pour se salir les mains au côté des forces de l'ordre dans la ZAD du TESTET pour évacuer les écolos.
      (certains agriculteurs ont juste fait cela juste pour récupérer leur permis de conduire, perdu pour alcoolémie!)


      Sans parler de la discrète EurogendFor qui n'aura pratiquement aucun compte à régler sur ses agissements.

      Enfin, étant donné que la France est aujourd'hui gouvernée par l'Europe qui elle même reçoit ses ordre des USA, je ne vois pas pourquoi il y aurait amalgame lorsqu'on parle de la FEMA!!

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    5. Luc himself !!! Merci ! Je commençais à me lasser à lire les coms...

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  4. Merci d'avoir écrit cet article très éclairant, notamment en décrivant un ennemi démocratiquement choisi par nos contemporains. J'ajoute que les meilleurs agents d'Etat ne sont pas les flics mais les agents du fisc. Réfléchissez bien, vos ressources sont transparentes pour ces gens, à moins d'avoir prévu le coup avant.
    Effectivement, la lassitude est un ennemi puissant pour soi-même et les autres: ca fait faire des conneries.
    Attention toutefois, même habillé en Quechua, on ressemble pas forcément à un touriste, surtout en période d'exodes massifs. Ca peut susciter des causes de saturnisme foudroyant juste parce qu'on est sur une route.
    Je déplore l'aspect passif du survivalisme: fuite, planque, défense. Je prône l'attaque. Non pas que je sois un psychopathe agressif (je vous interdis de le penser si vous n'êtes ni médecin ni juge) mais je constate que nos amis importés ont un mode de vie confortable avec un comportement très agressif. Ils n'hésiteront pas à monter en puissance quand le moment sera venu (voir en Syrie, Iraq et ce, dans des proportions inimaginables). On ne pourra pas indéfiniment créer et vivre sur des stocks tout en les baladant de-ci de-là, en protégeant le tout. Pour revenir à la première image de l'article, il faudra que nous soyions dans les miradors de temps en temps. C'est dur à admettre mais les plus salauds s'en sortiront toujours. D'ailleurs, toujours pour cette période des années 30, les pessimistes ont fini à New York, les optimistes à Dachau.
    Notre autocensure du genre on est gentil, on se débrouille et on ne tire que si on nous attaque ne tiendra pas longtemps car d'autres pensent déjà au chaos pour monter dans la chaîne alimentaire, à notre détriment.
    cc

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    1. le flicage d'internet impose la prudence et l'hypocrisie, donc sachez lire entre les lignes !!
      on ne peut pas fuir indefiniment ! il arrivera un moment où il faudra rejouer Alamo , Camerone ou Verdun !!

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    2. Euh...Je n'évoquais pas de conduite sur le Net mais une ligne morale très courante, pour ne pas dire majoritaire, chez ceux qui voient déjà l'après.
      Quant à jouer Alamo contre des huissiers, pourquoi pas?
      Tirer sur des équipes sanitaires qui voudront vous extirper de chez vous en cas d'épidémie, c'est jouable.
      Tirer sur l'armée française qui viendra réquisitionner votre logis en cas de guerre, faut voir.
      Ne rêvons pas, Alamo n'aura pas lieu. Chacun donnera gentiment ce qu'il a, y compris ses gosse pour les envoyer refaire Verdun.
      Ceux qui rêvent d'une fin comme celle du roman "Le camp des Saints" se trompent.
      cc

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    3. "D'ailleurs, toujours pour cette période des années 30, les pessimistes ont fini à New York, les optimistes à Dachau."
      J'ai entendu cette tirade pas plus tard que ce weekend.
      Je dois reconnaître qu'elle est assez parlante.

      Pour ce qui est du côté "passif" des survivalistes en général, il ne faut pas oublier que l'on évoque des pères de famille désabusés qui souhaite donner une chance à leur enfants de ne manquer de rien.

      Voici la première étape.
      Une fois sa famille à l'abri (tout relatif) du besoin, un homme peut envisager de combattre sereinement pour se construire un avenir digne de ce nom, s'il le souhaite.

      Sans rentrer dans les détails, le profil de mon équipe sera discret et plutôt méchant (si on s'y frotte) ou rassurant si on souhaite l'embaucher.

      Je suis d'accord qu'on ne peut pas éternellement jouer au chat et à la souris.

      Tout dépend qu'elle sera l'élément déclencheur.

      1) Si c'est une crise des ressources (nourriture & pétrole) se terrer et survivre sera déjà bien assez important alors que la violence chaotique, les pénuries et les épidémies se chargeront d'augmenter exponentiellement la mortalité de masse.
      Les "hyènes" s’entre dévoreront comme ça arrive souvent en Afrique...


      2) Si c'est une guerre civile, une réorganisation en milice devra voir le jour.

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    4. Je ne suis pas d'accord avec votre analyse, en particulier son uniformité et aussi sa symétrie par rapport à la vie normale.
      Il se pourrait que vous soyez plus aisé que la moyenne en cas de chaos ou alors plus démuni. Si vous êtes démuni, personne ne se joindra à vous.
      Votre première étape est exactement l'école de la République, au mérite.
      Si c'est une guerre de ressources et que vous en produisez, on vous le piquera. Sinon vous volerez, comme tout le monde.
      Si c'est une guerre civile, voyez la vie des tribus en Syrie contre un ennemi très fédérateur.
      Je pense aussi à quelque chose auquel tout le monde ne pense pas: la terreur qui précède l'attaque. Je vais pas citer d'exemple mais la terreur va sérieusement entamer votre combattivité ou celle de vos proches.
      Quant à l'élément déclencheur, il est arrivé depuis longtemps et personne ne l'a vu; puis il y en a eu d'autres, au point qu'on sait pas quand ça va nous péter à la gueule.
      Le pire est qu'on passe d'un monde à l'autre sans guerre: on sera vaincus sans avoir combattu. Pas de milices, pas de ressources. Le droit actuel sera échu à l'ennemi et on continuera de payer nos taxes et se faire trainer par un pick up si on trouve des armes chez nous.
      Nous ne représentons aucune autorité, notre seule chance est de produire de la richesse: faire de jolies filles, de la nourriture, trouver de l'eau potable, créer des objets utiles bref de quoi alimenter ses troupes ou fournir l'occupant.
      Ouais je sais, c'est triste mais c'est une définition du chaos.
      cc

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    5. C'est peut-être mon côté romantique, mais je suis persuadé que les plus "démunis" dans cet autre monde dont on parle tous, ne seront pas ceux que l'on imagine.

      Je pense que le "système D" d'un SDF, d'un sans-papier, d'un repris de justice ou de n'importe quelle autre personne qui vit déjà dans un monde de chaos (à son échelle) au jour le jour aura une valeur inestimable s'il sait exploiter son jeu.

      Ex:
      Un clochard puera volontairement pour ne pas qu'on l'approche et statistiquement, si on l'approche pas; on l'agressera moins souvent.
      Son mode de vie aura très peu changé, son confort n’aura pas radicalement baissé, son état psychologique sera toujours aussi bas qu'avant mais stable.


      Comme vous je pressens une risque de doigté pernicieux de la part de l'oligarchie qui gagnera successivement ses batailles sans avoir réellement à les mener en comptant sur le manque de solidarité des français entre eux.

      Un coup sur les fonctionnaires..
      Un coup sur les retraités..
      Un coup sur les notaires..
      Un coup sur les militaires..
      etc etc etc...

      Des frappes ciblées sur des catégories de gens que l'on laisse se défendre toutes seules pour éviter de s'attirer la foudre!!

      C'est bien joué, il faut reconnaître..
      Mais, doit-on baisser les bras pour autant..?

      "La liberté ou la mort !!" disait nos grand parents..

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    6. Une fois encore, je ne suis pas d'accord avec vous (c'est pas personnel, hein). Les clochards sont des loses incapables d'avoir un entourage sur qui compter et préfèrent vendre leur cul pour du pinard (essentiel, quoi) plutôt que bosser. Ils sont à l'opposé du survivalisme.
      Les survivalistes? ce sont ceux qui se débrouillent très bien dans ce monde et qui vivront aussi bien dans le monde d'après.
      Les sans papiers? Ce sont des assocs bien blanches qui bossent pour eux.
      Un repris de justice? Un stage de poney et retour dans la société, à condition d'appartenir au camp du bien.
      Un clochard pue car il ne se lave pas, rien de stratégique. Quant à l'agresser, pour lui piquer quoi? Et puis y a rarement d'enquête pour un clodo qui a pris un coup de pied fatal sans effusion de sang.
      Les marginaux n'auront pas leur place dans le monde d'après, même en usant de violence. Vous me répondrez que les muzzies se taillent un empire en ce moment, ce qui est vrai. Seulement voilà, ils étaient soutenus par une grande partie de la population ( 30% en Tunisie, élection du Hamas terroriste, talibans élus en Astan pour le légal). Ces tarés sont la norme souhaitée là-bas.
      Vous êtes romantique, du genre à pleurer sur De Nuremberg à Nuremberg parce que la fin est triste? (boutade)
      Pour revenir aux français, à part faire des marches blanches et des manifs encadrées par la pref. y a rien d'autre.
      Ca va être dur dans pas longtemps.
      cc

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  5. Merci à tous pour, une fois de plus, la richesse de vos commentaires et des additions de recettes (comme de résister aux recherches infra rouges), une fois de plus les commentaires ont la richesse d'un article bis sans lequel le premier est finalement fade ! Merci à Pierre pour ce rappel : la nuit, c'est bien ! Je vais encore redire ce qu'il dit avec justesse : ça dépend du groupe. Petite anecdote perso : tous les ans, travail à cheval de nuit, nuit noire et sans lune et en forêt : l'année dernière c'est mon futur ex qui a pété les plombs car il ne contrôlait plus la vision du chemin, il fallait qu'il lache prise à la fois sur le cheval et sur le leadership (il ne connaissait pas non plus le parcours) : résultat : hurlements en pleine nuit, j'ai calmé le jeu en allumant les frontales .... ce qui n'avait pas une grosse importance dans ce cas précis ! L'entourage est souvent peu expert, ça m'intéresserait d'ailleurs que vous le me disiez en comment : c'est comment chez vous ? Car chez moi et mes amies survivalistes, c'est pareil, les conjoints et la petite famille est parfois naive, fragile, ou se contente de nous dire que nous regardons trop le "net" .... en disant : "Arrêêêêêtteeeeuuu" ! Finalement, à la maison, ce sont les filles (16 et 25) qui sont les plus costaudes, habituées tous les ans à se taper leurs bivouacs et autres ballades nocturnes en concevant ça comme une sorte de jeu/challenge ! Sinon je dirais que pour finir je suis assez d'accord avec le risque suggéré par Anonyme du 1er Avril : bien des gens donneront leurs gosses et ne pourront pas se battre, pour plein de bonnes raison, ayons l'humilité de le savoir, ça nous aidera peut-être d'ailleurs à trouver des ressources - Babette

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    1. Bien le bonjour,

      Pour ce qui est du <<...c'est comment chez vous ?...>>, Bah, la misère ma bonne dame, la misère ^^, en gros, avec une femme ayant un certain "caractère" ( ce qui ne sera pas forcément une bonne chose en cas de kk...), des filles, des beaux-parents âgés pas loin...
      Je crains surtout l'attitude de ma femme ( pétage de plombs, exigence que j'assure un retour a la normalité tout en voulant mener la barque alors qu'elle ne saurait quoi faire )... il y a aussi mon aînée, digne fille de sa mère^^, en couple, un gendre footeux mais pas forcément manuel ( mais a voir a "l'usage"^^), une ados, une future ados, un petit fils en couche... ( plus éventuellement un ou des voisins... )
      Je devrais sérieusement voir a me renseigner pour voir ce que je peux mettre de coté comme anxiolytique & somnifères...

      En cas de gros kk, mon souci principal sera d'arriver "entier" chez mes parents ( village, ancienne ferme ). Si j'arrive a amener mon p'tit monde là, l'éssentiel sera fait... ça me fait penser a un autre truc a faire, acheter ce qu'il faut pour avoir quelques fûts remplis de blé et autre céréales ( non modifiés). Et bien sur les graines potagères et autres.

      Bien cordialement, B.

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    2. Bon ben pour l'anti-infrarouge, il suffit de mettre de la sève de plante sur les fringues, carbone à 4% pour être précis. Ca rend pas indetectable mais on se confond avec le végétal environnant. c'est plus délicat avec la vision nocturne et les détecteurs de mouvement pour se camoufler, mais c'est jouable.
      La nuit, c'est bien, à condition de connaitre le chemin, voire d'avoir des chemins. Perso c'est balade dès le lever du jour et bivouac dès 16h...En temps de paix.
      Pour savoir comment c'est chez moi, ben c'est la merde mais j'ai assez de XP pour susciter la confiance de mon entourage immédiat. En même temps j'ai un CV fourni qui parle pour moi. Mon credo est de résister coûte que coûte mais si je dis qu'il faut foutre le camp, personne ne contestera.
      cc

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    3. Salut à toutes et à tous,pour annuler notre signature thermique,je connais deux/trois trucs pas mal:le premier:la combi de plongée/surf,bref,la combinaison en néoprène,elle retiens la chaleur émanent du corps et ainsi permet de passer inaperçu(sauf les parties non couvertes:tête si pas de cagoule,mains si pas de gants et pieds si pas chaussons...je parle pas de pantoufles mais de chaussons en néoprène fait pour les sports aquatiques en eaux froides;certes,me direz vous,on va pas se taper une marche de 20 bornes en combin',non,ça frotte et risque de nous irriter la peau mais pour une op sur courte distance,ca le fait(en plus,courir avec une combin' donne des ailes de par l'élasticité du néoprène mais bon...);solution numéro 2:le linge humidfidié,à uzbin et d'autres embuscades de ce genres,l'ennemi l'a bien compris,ils ont réussi à gravir des montagnes de nuits sans ce faire repérer grâce à des couvertures trempées dans la rivière et prendre des positions de tir tranquillement,pas vu pas pris!!!! il y a encore le matos traité anti ir comme la plupart des pantalons de treillis et vestes de smoke actuelles mais c'est sensible aux lavages et relativement aléatoire en fonction de chaleur déguagée(en plein effort on chauffe plus qu'au repos!)il reste le mode viet:en souterrain mais bon, on est pas des taupes!?!:-) pour la question,"comment c'est chez vous,ben c'est la merde,car pour "délobotomiser"quelqu'un qui n'en à pas envie/ou que la réalité effraie et bien y'a du taf!!!!ma ptite femme admet bien qu'elle ne pourrait pas survivre en temps de chaos généralisé,mais il me semble que dès qu'elle y pense,elle prend peur et me traîte de fada sécutaire,qui ne pense qu'à ca(le bordel total) et qui me connecte(si possible)chaque jour sur le blog pour échanger avec des gens que je ne connais pas et qui ne pourront rien nous apporter voir nous nuire!!!ce n' est évidement pas ma façon de voir les choses mais on se comprends,hein?moi j'ai appris des tas de choses grâce au blog et donc à vous tous(et à Pierre)et aussi discerné,je crois ici, des personnalités fortes intéressantes,il me semble;bien sur comme elle me dit:"ce n'est que du virtuel"!et c'est une des raisons pour lesquelles j'ai envie de vous rencontrer!!!bon j'vous quitte sur ces mots,faut que je pionce un peu!!!bien amicalement à vous tous LPN26

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    4. la difficulté de la ""délobotomisation" est que l'interlocuteur attend du concret et la question est "bon alors comment ça va se passer concrètement et quand? "bien evidement la réponse est forcément flottante dans la mesure ou elle dépend de la gravité des évènements ,de la rapidité de leur arrivée et de leur ampleur.L'homme se refuse de voir les réalités a venir surtout quand elles sont désagréables et ça se termine le plus souvent par "on verra bien" et la la méthode couet ne fonctionne pas , rabacher sans cesse agrave le cas,il faut donc faire sans et malgré les proches les évènements ayant une facheuse tendance a empirer ces temps derniers certains récalicitrants commencent a prendre conscience que tout ne va pas si bien dans ce beau royaume de France et commencent a me poser des questions du style que va t'il se passer <?la réponse est brève :je ne sais pas mais avoir un peu de nourriiture d'avance ça évitera la hausse des prix plus tard,d'ailleurs(et ça c'est visible tout de suite) l'euro est passé de 1.4 dollar a 1 dollar autrement dit il a perdu o.4 de pouvoir d'achat puisque les contrats pétrole et autres matières première se font en dollars qu'il faut acheter pour payer"je n'en dit pas plus mais c'est suffisant pour un début ils comprennent de suite que tout les prix vont augmenter.J'évite de bassiner mon entourage familial sachant que le jour venu il se raccrochera a ce qui lui paraitra le plus solide.

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    5. Pour compléter, un simple filet avec des tiges végétales tressées dessus, fraîche si possible est pas mal. C'est une ghillie revisitée en fait. Les Japonais faisaient ça avec des palmes de cocotier tressées pour faire du sniping. C'est dur d'appliquer ce genre de chose pour un usage civil et de rendre la chose faisable rapidement avec les moyens du bord. Sinon pour du camo: uni pour du statique et très bariolé pour les mouvements rapides (essentiellement pour se rapprocher de la menace).
      cc

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  6. Impressionnant...

    J'aimerais en être là !!
    Je fais tout mon possible...

    Ma priorité :
    1) Rendre ma famille autonome
    2) Rejoindre une équipe fiable (en cours de consolidation)
    3) Avoir une destination sûre et confortable où mes compétences et ma famille seront accueillies.


    Pour le reste, on tiendra!

    Merci Babette

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  7. Merci pour le coup de la sève et ça me rassure de voir qu'il n'y a pas que moi qui ai un entourage un poil plus fragile ! A priori c'est un peut toujours la même solution : à nous d'être la personne forte et cohérente de la famille ! Mëme si parfois on ne l'est pas à 100%. Pour les "ballades" de nuit au cœur de la forêt : il faut connaître les chemins sinon, on ne voit vraiment rien ..... ce qui peut être dangereux en montagne. Par contre, dans les chemins connus, les non pro ne peuvent absolument pas nous suivre car ils sont quasi aveugles et souvent mal dans leurs baskets. C'est pour ça que je passe pas mal de temps à découvrir mon environnement sur 15 km, telle une petite souris ..... SI j'ai un rêve : oui : le jour J rencontrer des gens comme vous pour unir nos compétences et offrir un avenir à nos gosses ! Babette

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  8. salut a tous et merci pour c est (encore !!!) excellent article et judicieuse analyse.on y en apprend encore et toujours et comme d habitude .je me demande si je ne devrais pas stocker quelque anxiolytiques ( pour moi même,charité bien ordonné !!) .bien que l idée de partir vagabonder me répugne au plus haut point cela risque fort de s avéré nécessaire hélas !!! si le plan A commence a ressembler au Titanic . bien que le plan B relève du provisoire,en attendant mieux le fait de devoir ce déplacer même sur une courte distance (5 km,environ ) pour occuper un bâtiment abandonné qui dispose de ressources en eau (source) et de terrain agricole inexploité ,relève déjà du cauchemar logistique (absence totale de mobilier minimum etc !!) bref une coquille vide.en plus nos connaissances agraires sont fortement limités ,comme notre début de stock de graines diverses d ailleurs .déjà rien que pour aller occuper le lieu et laisser sur place au minimum une personne en gardiennage provisoire (le temps de rapatrier tout ce qu il nous faudrait )cela nécessite l usage de notre vielle guimbarde ,20 ans d age et surtout deux autres personnes pour protéger le véhicule dans ces aller et retour .et cela sans ce démunir au niveau de la protection du logis actuel durant ce laps de temps ( au maximum 4 lignes de défenses actuellement prévue ).je pense donc que tous les préparatifs que font les gens prévoyants ,sont aussi illusoire que provisoire personne ne tiendra sur la durée en France,sans une organisation aussi collective qu improvisée .car RIEN NE CE PASSERA COMME PRÉVUE, ET TOUT CE QUI POURRA FOIRER ,FOIRERA .le seul avantage que nous avons ,c est la conscience du problème a venir ,et que nous sommes un tout petit peut moins démuni que toutes ces cigales autistes ,cela devrait nous permettre de tenir au premier choc ,mais faut prévoir le coup d après qui seras plus de l ordre de l improvisation la plus totale (en cela nos préparatifs sont un atout ,mais sans plus ) exemple : une petite maladie contagieuse vient actuellement de nous mettre HS depuis 3 semaines et cela n est pas fini au moment ou j écris ce texte,et ce en période de calme plat et de ressources médicales optimum !! imaginez la même mésaventure en période d exode familial ???? sur ce bonne continuation a tous et encore merci pour c est excellent article Z

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  9. Bonsoir et félicitations à Babette pour son nouvel article. Je suis, pour ma part, le contraire d'un spécialiste de ces questions. Néanmoins, malgré mes handicaps, cela fait de nombreuses années que je me prépare. Pas seulement en organisation matérielle, mais, aussi en aiguisant mes capacités à ressentir ce qui est en train d'arriver tout doucement, sans qu'on y prenne vraiment garde. Sans vouloir être pessimiste, nous en sommes au point où la catastrophe peut très bien se produire la semaine prochaine, surtout sur le plan économique d'abord (c'est ma spécialité). Ceci étant dit et vu l'état des forces en présence, je ne crois que difficilement au scénario de la fuite en douce et de la BAD qu'on défend avec sa petite 22 lr. Le chaos sera présent très, très vite. A mon avis, les survivalistes seraient beaucoup mieux inspirés en commençant à se rencontrer régulièrement sur des terrains neutres par régions. Il faut le faire régulièrement tout au long de l'année pour juger des forces, des motivations, des handicaps etc. Ce serait un excellent moyen de se faire une idée du nombre réel de "pros" à séparer du nombre des amateurs de "sensations"... Bref l'amorce d'une démarche cohérente, en plus des préparations qui seront toujours nécessaires. On devrait mettre cela en route le plus vite possible, cela aurait l'avantage de nous donner du courage et de nous rassurer. Et puis l'échange d'idées est toujours bon même si l'on ne partage pas la vision du monde de son interlocuteur. Le système de délocalisation est très bien, mais, à l'usage, je m'aperçois qu'il n'y a pas grand monde à se précipiter... A mon avis, il faut un système de rencontres organisées, avec des dates prévues, un planning par région, etc. Je veux bien commencer à m'en occuper si je vois que ma proposition trouve crains échos prometteurs. A vous tous bon soir et, peut-être, à un de ces jours.

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    1. Merci de te proposer anonyme du 4 avril 20:02. Je pense aussi que c'est un évènement économique qui va déclencher l'envoi du caca dans le ventilateur, et effectivement les distributeurs de billets pourraient par exemple être "momentanément inutilisable" un vendredi et ne plus rouvrir avant longtemps. Nous sommes sur une poudrière qui peut exploser d'un moment à l'autre. Il est temps d'amorcer une démarche cohérente, en évitant je ne vois pas bien comment, d'être infiltrés dès le début ...
      Bob

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    2. Salut à toi,anonyme du 04/04 20h02 et à toi,Bob,perso,je suis chaud pour les rencontres, le Bello' (c'est mm lui qui a lancé l'idée de café/rencontre)et bien d'autres aussi apparement alors actionnont tant qu'on le peut encore,je sais pas moi,essayons par yopmail et unseen.is,dont je n'ai pas encore compris comment s'en servir ou à "la bas les couilles":une date,un lieu,et l'on saura bien se reconnaître et gare au traitre infiltré car il risque bien de perdre leur virginité anal voir sa capacité pulmonaire!!!CAMARADES!!!ALLONS,NOUS SOMMES TOUS HUMAINS ET AIMONS LA VIE,ALORS,UNISSONS NOUS PLUTÖT QUE DE PENSER QU'A NOS GUEULES!!!!UNISSONS NOUS,FEDERONS NOUS SOYONS DES HOMMES. LPN26

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    3. Effectivement, comme vous le dîtes, l'infiltration est le PROBLÈME NUMÉRO 1 - Mais, heureusement, il y a des techniques pour ça. Il suffit d'un peu de discipline. J'espère que nous y reviendrons. A plus.

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    4. Bonjour,

      Pour les histoires de "traîtres infiltrés", perso je ne sais comment s'en prémunir vraiment ( d'autant que déjà de par ici ce doit être facile d'être trouvé...): enlever les batteries des tél. portable, se retrouver dans un sauna, une mine...^^
      On peut un peu compliquer la tâche aux curieux indésirables, mais si on veux être efficace ( et pas que pour cette question ), ça impose une discipline et un boulot qu'on ne voudra pas forcément s'imposer (ou alors qui ne sera pas tenu dans le temps ).

      Quant reconnaître un traître ( dixit :<<...et l'on saura bien se reconnaître et gare au traitre infiltré car il risque bien de perdre leur virginité anal voir sa capacité pulmonaire!!!...>>), a moins qu'il ne se balade avec un badge d'une officine gouvernementale, je suis bien curieux de savoir comment ( et bonjour les "erreurs", ou encore, comme en 45, les résistants de la dernière heure qui braillaient le plus fort, très prompt a dénoncer n'importe qui, etc ... ).

      Et puis perso, si par hasard un gus débarque avec une plaque et qu'il est reconnu, que croyez-vous que je vais faire ( et vous-mêmes ?^^) ? Me livrer a des "actes de barbaries", que le type soit un "valet de satan" ou un fonctionnaire intègre qui fait son travail de renseignement pour la stabilité du pays, et risquer la prison ( avec tout son charme ... ), des pertes de droits a la sortie et sans parler de laisser femme et enfants seules avec mon nom (et le leurs) dans la rubrique faits divers ( et encore, si ce n'est la une du 20h: imaginez le pain béni, des "survivalistes" qui s'en prendraient a un représentant de l'état...) ? Nada.

      Si un jour chaos il y a, la donne sera autre. Mais là en temps de "paix" parler de sanctions/représailles vis a vis d'un représentant de l'ordre/état, pour moi ça pue... Chacun voit midi a sa porte, mais perso, je n'ai pas l'intention de mettre ma liberté en jeu ( ni la paisibilité relative de ma conscience et de mon sommeil ) en jouant au "groupuscule extrémiste".
      C'est en " bon père de famille" ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Bon_p%C3%A8re_de_famille ) que je post et que j'inter-agis ici...^^

      Tout cela dit, bien entendu, très cordialement ^^

      B.

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    5. Salut à toi Brad,qui te parles de barbarerie?moi,je dis juste que je pourrais lui faire connaître les joies de l'homosexualité et lui rouler une galoche à lui en faire perdre le souffle!?!....:-) trèves de plaisanteries,tu n'as pas tord quand à comment discerner le cafard de l'ami,cela risque de ne pas être évident mais alors,on fait quoi,on s'arrête au moindre problème on reste comme ça?non il doit bien avoir une solution,la messagerie protégée c'est déjà un bon début,il me semble,non? LPN26

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    6. Bonsoir LPN26,

      Rien n'est jamais sur, et il faut l'accepter, il suffit de regarder les histoires de maltraitances ou autres, où des gens s'étonnent et n'arrivent pas a croire que ce gentil voisin ou voisine ait fait telle ou telle chose.
      Il faut accepter de prendre des risques, reste a savoir dans quelle mesure.
      Je crois que c'est Thomas ( pas sur ) qui faisait référence a une manière de faire, du genre: échange par unseen.is, puis lors des rencontres utilisation de pseudo, personne ne connait le vrai nom de l'autre, d'où il vient...
      Comme je le disais plus haut, pour une vraie sécurité ( et encore, tte relative ), ça demande un minimum de boulot et surtout une discipline certaine, probablement fastidieuse a l'usage. Et on n'est pas a l'abri des boulettes: j'en ai fait une dernièrement, heureusement en famille, en répondant avec ma messagerie *saucisse de l'ombre* ;-p

      Comme déjà dit, aujourd'hui ( a ce que l'on entend et voit a la télé & web ) un "hacker" du dimanche peut me retrouver, alors l'état... et irl ( dans la vraie vie, note pour nos aînés ^^ ) un tel portable peut servir de micro etc, etc ...
      On peut discuter comme on veux ici, je pense que tant que l'on n'a pas une organisation ( au moins pour les communications ) - et éventuellement un entrainement- comme certaines organisations par le passé ( la résistance et toutes les autres...), nous n'aurons pas a nous soucier de qui lit par-dessus notre épaule... Mais si un jour quelque chose se met en place, ce ne sera pas la même musique.

      Bien cordialement, B.

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    7. Oui c'est tout à fait vrai. C'est bien là que se trouve le plus gros boulot à réaliser. Bonne journée.
      Pierre

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    8. Bonjour messieurs,

      Je tiens à ajouter une remarque dans cette réflexion sur le recrutement de compère qui me tient tout autant à cœur que vous.

      Comme cela a souvent été répété sur ce blog majeur du survivalisme à mes yeux, être seul (même armé) signifie LA MORT à court terme!!
      Selon moi, la première balle tirée sera le début des emmerdes.
      Elle repoussera les faibles opportuniste et attirera les méchants qui fonctionnent déjà en groupe aujourd'hui même.

      Donc, je voulais juste vous mettre en garde avec vos filtres de sélection de coéquipier.
      Beaucoup de personnel des force de l'ordre sont eux même en pleine préparation et réflexion survivaliste (de manière privée).

      Ces gens ont une vision moins biaisée de notre société actuelle, ils voient quotidiennement que ça empire, que les moyens manquent, que la justice est irresponsable dans sa clémence..

      Ces gens-là sont formés, physique et ils ont l'expérience du terrain.

      Pour ma part, le processus est lancé dans la région de l'île de France.

      Ce qu'il en ressort, c'est qu'un survivaliste est généralement très cordial et sincère dans ses propos. On est si peu que ça fait du bien de parler les yeux dans les yeux. C'est concret.. On est pas fou!!

      Lancez-vous, rencontrez-vous, revoyez-vous, riez ensemble tant qu'on le peut!!

      En revanche, je vais peut-être être dur mais je n'accepterai que très difficilement de faire équipe avec des gens qui ne s'investissent pas dans leur propre préparatifs en connaissance de cause ou pire ces fameux "résistant de la dernière heure".

      Bon courage.

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  10. J'avoue que je suis assez d'accord : j'ai peur que malgré notre préparation et nos "lignes de défenses" nous soyons pris de court .. Bon, maintenant il faut le dire, je suis une misérable de la défense par rapport aux pros du site, manquant à la fois d'expérience et de compétences ( que je récupère grâce au travail de Pierre Templar et aux commentaires pertinents qui suivent) et d'outils (stocker armes et munitions, pas simple ..) : donc je tente le plan B plus forte dans la réflexion et le reste. Ceci dit : tout ce qui est pensé et préparé nous permettra de mieux rebondir ! C'est notre force mentale que nous préparons et ça n'a pas de prix. Je suis tout à fait d'accord : il faudrait unir nos forces pas trop tard. J'ai déjà vécu une expérience de tentative de rapprochement sur un site d'informations et je suis tombée sur des cinglés de première bourre (m'expliquant qu'on allait renverser le gouvernement à la kalachnikov, le tout par mail .....) : j'avoue que ça m'a refroidie ! Mais j'ai peut-être tort, une brochette de fous n'est qu'un échantillon ! Il existe beaucoup de gens biens qui veulent la paix pour leur famille et qui ont 2 mains et 2 jambes pour tout reconstruire ! J'en fais partie ! Unis nous sommes capables de faire des merveilles et d'attirer (dans le bon sens) des tas de gens qui préfèrerons coopérer plutôt que de se battre et ceux qui veulent vraiment rester dans l'agression (les inévitables loups), nous serons alors assez nombreux et prêts pour les refouler. En cas de prise de contact : j'en serai ! Babette

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    1. Salut à toi,Babette,je te comprends et tu m'as l'air d'une femme plus que réfléchie et décidée(ce qui ce fait de + en + rare par les temps qui courrent),effectivement,je crois que beaucoup d'entre nous partage ta vision des choses;pour ce qui est des aspects sécuritaires/défensifs de notre "préparation"commune, je me ferai un plaisir de te faire partager à toi et à d'autres le savoir que j'ai acquis au fil de ma vie(non pas que je sois imbu de ma personne mais plutôt altruiste et considère que ce savoir doit être partager au plus grand nombre de personnes dignes ou prêtes de le recevoir ou le posséder plutôt que de le garder pour ma gueule et mes proches qui,cela soit dit en passant n'en on rien à branler!!Pour ce qui est de la prise de contact,je n'ai pas trouvé ton adresse yopmail sur le blog;en as tu une?le cas échéant,comment te contacte-t'on?Bien à toi, LPN26

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    2. Merci ! Je donne carrément mon adresse "vraie" car de toute façon les "méchants affreux" auront su me tracer ! et j'ai d'autres moyen de me protéger : e.mayaux@orange.fr, Merci aussi à toi pour la gentillesse du partage ! Babette

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    3. Bonjour Babette,
      Je suis heureux de constater que ma suggestion a suscité déjà quelques réactions a priori favorables. Ceci dit, j'ai beaucoup trop de respect pour ce qui a été fait jusqu'ici par Pierre Templar pour organiser quoi que ce soit sans, au préalable, lui demander la permission et voir ce qu'il en pense. Pierre sait déjà que je suis d'un naturel ultra méfiant et que j'envisage d'abord le pire... Mais, en fait, on ne se tord jamais les mains d'avoir été trop prudent et, sur ce point, sans être parano, ces dispositions peuvent, je le pense sincèrement, profiter à tous. Pour mieux illustrer mon propos, j'aime bien ce que disait un mafieux célèbre : "quand deux personnes connaissent un secret, l'une des deux doit mourir !". Donc si Pierre me donne la permission d'essayer de mettre en place un système de rencontres, vous aurez compris que pour vous garder en vie, je vous ferai partager le moins de secret possible... LOL. Bonne journée à vous tous.
      Pierre

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    4. Bonjour Pierre. Merci de ta considération à mon égard. Je serais heureux de pouvoir aider à vos rencontres, dans la mesure de mes moyens. Ce serait bien de m'envoyer un message avec ton adresse email pour que l'on en discute et voir comment cela pourrait se mettre en place, si tel est votre souhait. Avec mes amitiés.

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    5. salut et merci Babette .mais fait bien attention ,vous semblez disposer de deux des points principaux (connaissance et pratique de l agriculture,élevage,et le top un médecin )cela risque d attirer des opportunistes peut fiables et d autres parasites indésirables ,pour ne pas dire pire .j en connais quelque uns qui ne penses qu a leur gueules , qui ont des stocks et qui ne partagerons rien ,mais qui seront les premiers a venir se greffer sur le dos des autres (du genre pendant que je bouffe leur bouffe je planque et garde la mienne) sans compter les cigales du genre (vécu : en cas de pétard je viens chez toi ) ,réponse de ma part alors tu sera le premier cadavre dans la rue ,et je ne sais même pas s il ma pris au sérieux et en cela il a tort (la fourmi n est pas préteuse) .pour les graines essaie de mettre du riz avec,en les séparant ,le riz va absorber toute l humidité et sécher cela vaut le coup d essayé . aller encore merci et bon courage !! Z

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    6. Ouais, le regroupement youkaidi youkaida, je veux bien, mais une chose me chagrine: on ne se connait pas.
      Quant aux infiltrations, je suis pas assez malin pour reconnaître quelqu'un qui fait du rens. pour ailleurs.
      Le seul truc qui marche est le recrutement avec un chef et pas de liens extérieurs, et tout le monde n'est pas prêt à ça.
      cc

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  11. Bonjour, et merci à Babette pour cette intéressante contribution, concrète et réaliste.
    Je souhaiterais y ajouter quelques éléments également.
    Le point central me semble être celui du déplacement du groupe. "Pourquoi ce groupe se déplace-t-il" et "vers où" constituent à mon sens des champs conjecturaux trop vastes pour se prêter à une description. Chaque situation fournira le cas échéant sa raison d'un déplacement, utile ou nécessaire, forcé ou volontaire..
    Le déplacement est celui du "clan", agrégat plus vaste que la famille stricte, intégrant des amis, connaissances, etc..
    Première difficulté : rendre "compact" cet agrégat, en supprimer les limites flottantes. En termes plus clairs, la troupe compte telle et telle personne, se déplace à partir de tel endroit et part à telle heure. Il n'est pas question qu'à l'heure prévue, la marche soit entravée par untel qui ne peut pas partir sans emmener celui-là ou ceci, ni que l'on fasse un détour par ici ou là pour voir si untel est encore chez lui ou si on a bien fermé le gaz en partant.
    Si la raison du départ est difficile à cerner ici, nous pouvons néanmoins postuler qu'elle est impérative et met en jeu jusqu'à l'existence des membres du groupe. C'est dans cette logique qu'il convient de se placer pour trancher et imposer la prévalence du groupe sur les desideratas personnels.
    Un clan...avec ses membres, de tous âges et des deux sexes. Cela dit déjà assez la difficulté du leader : retenir les plus vifs, presser les plus dolents, sans tomber dans le jeu épuisant et vain du chien de berger..
    Le vélo, oui, un moyen très efficace de franchissement de distance, de rapidité et de portage. Rustique, sans fioritures, il est en acier. Carbone et Alu ont d'évidents attraits de légèreté, mais ne se prêtent ni à la soudure, ni au détordage improvisé, ni au rafistolage par plaquette boulonnée... Les freins à tambour sont séduisants, mais pas assez fiables dans la traversée de zones et coupures humides, préférez les patins, avec une réserve et quelques câbles en plus (toujours utile pour d'autres usages également).
    Même à vélo, on finit toujours par marcher. Le clan compte surement en son sein des enfants, des ados, des coquets ou des branchés...la consigne est claire : celui/celle qui se pointe avec l'élégante mais inappropriée paire de baskets ou ballerines, mocassin ou escarpin, tongs ou bottes en daim façon Kevin Costner.. restera au point de départ. La vieille règle d'infanterie demeure : avant toute chose, y compris nourriture et arme, les pieds.. Prévoir quelques sparadraps ou compeed pour les inévitables ampoules des peaux les plus tendres, mais rester inflexible sur le chaussement
    Marche de nuit est systématiquement synonyme de progression silencieuse et obscure. N'autoriser aucune lumière blanche. La seule lumière permise est ponctuelle et rouge pour ne pas se faire repérer (en obscurité, le rouge est moins visible que le blanc) et protéger sa vision nocturne en évitant de détériorer le volatile stock de rhodopsine (pourpre rétinien) que votre œil confectionne dés l'obscurité (dans la mesure du possible fermer un œil à chaque anticipation d'une source lumineuse imminente). Alex

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    1. Merci pour cet ajout vraiment fondé sur bien des points techniques et humains précis ! Il est vrai que le groupe peut devenir auto fragilisant ou destructeur et le prévoir autant que le gérer sont des atouts majeurs - Babette (à propos faut que je vérifie si mon vélo n'a pas trop de matières innovantes imbéciles ....., j'ai pas assez regardé ce point pourtant important !)

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  12. Comme pour la défense un groupe n'a de valeur que celle de son élément le plus faible et les différences d'age et de condition physiques font qu'inévitablement ces groupes auront une forte hétérogénéité donc il faudra maintenir la cohèsion pour ne pas en perdre tellement en route que seul le rambo de service arrive au bout de la course et ça passe en premier par le mental,je veux dire la volonté d'être ensemble pour lutter ainsi que la surveillance des plus faibles,la vraie solidarité aussi longtemps que les faits en laissent la possibilité , pour ne pas non plus courir après la brebis égarée au risque de faire bouffer tout le troupeau par les loups en maraude,et c'est pas simple.Alex l'idée de fermer en oeil est exellente , je l'utilise en chasse sous marine plongeant sur un oeil pour ouvrir l'autre sous le rocher sombre ou dans les trous pour avoir de suite une vision adaptée ,attention cependant a ce que cela reste marginal ,des étourdissement se produisent si c'est fait trop souvent(toutes les 4 ou 5 minutes)

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  13. "une autorité bienveillante ne voudra-t-elle pas nous mettre à l’abri ? A l’abri de nous-mêmes."
    N'est-on pas DEJA dans cette situation?

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  14. Oui, pour l'autorité bienveillante : ils sont en train de verrouiller les lois, abomiffreuses à mon gout, mais j'assume la responsabilité personnelle de mes propos. Et effectivement : on sent bien que la gestion du groupe qui bouge est un problème peu simple : j'y réfléchis souvent : voilà un scénario typique (caricatural, à prendre au degré 2) : Monsieur X, 2 très jeunes enfants, une compagne : il souhaite juste rejoindre sa maison de campagne par sécurité (chaos enclenché), mais conditions de confort acceptables. Seulement voilà : la vieille maman de sa femme est inabandonnable et ne veut pas ou ne peut pas bouger et sa femme REFUSE absolument de partir sans elle : croyez moi, en tant que psy, j'ai vu des TONNES de scénarios de ce type et ça peut aller trèèèès loin ...Car sa femme, c'est aussi la mère des enfants ... alors on fait quoi ? Je peux vous donner autres scénarios humains pourris sur le plan de la conscience .... Et je n'ai pas de solution globale ..... Mais si quelqu'un a : suis preneuse ! Babette : perso, j'ose à peine vous dire ce que je fais si la vie de mes gosses est en danger .. là aussi j'assume, masi je drogue l'emmerdeur (et j'emmène), c'est pas bien, mais si vraiment il s'interpose entre la vie de mes gosses et moi ..... bon, c'est pas bien .... on est d'accord !

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  15. Je me permets de poursuivre un peu sur cet aspect important du déplacement du groupe.
    A mon sens, il n'y a pas de position différente entre Babette et Pierre sur le moment de journée adéquat, leur propos commun étant la discrétion, donnée terriblement relative. Comme cela a pu être évoqué, quelle que soit sa nature, endogène ou exogène, Hostile bénéficiera de moyens mais devra les affecter en se préoccupant d'efficacité. Pour cela, Hostile visera systématiquement les masses et utilisera les mêmes voies que celles dans lesquelles seront canalisées les foules : sur les routes la journée, pour les moins avertis, sur les sentiers la nuit pour les à peine plus futés. En d'autres termes, les moyens coercitifs seront concentrés sur les grands axes en journées et sur les petits cheminements maquisards ou forestiers la nuit. Une tactique peut consister à prendre le contre-pied et utiliser les sentes en journée, les grands axes (avec éclaireur), la nuit.
    Le cheminement se fait en colonne et nécessite, en bonne gestion de groupe, au moins 3 personnes de confiance : un éclaireur, un leader et un serre-file, qui s'assure que l'on ne laisse rien ni personne derrière soi et signale les éventuels talonnements suspects. Ceci nous amène au point des communications du groupe et dans le groupe : avant le départ, les téléphones ne sont pas mis sur la dernière sonnerie à la mode, ni même sur silencieux ou vibreur ou avion...ils sont purement et simplement coupés par retrait de la batterie; Ceci pour tous les membres de groupe sans exception, et cela vaut pour tout appareil nomade tracé (songez à la facilité de localisation d'un IPad, même éteint, c'est stupéfiant...) Le groupe se déplace sans signature électronique.. Pour les communications, privilégier en premier lieu le silence complet, en second lieu et urgence, des talkies. Le code de communication est non parlé, on utilise plusieurs séquences d'appuis sur le ptt (push to talk) pour signaler quelque chose ou demander un resserement du groupe afin d'échanger des infos de vive voix.
    Autre sujet en matière de signature (désolé du coté décousu du propos) : Babette en a parlé, j'ose insister...le réchaud à gaz. Il en existe de vraiment minuscules et les cartouches, de faible contenance certes, mais assez pour couvrir une progression, peuvent aussi être miniatures. Ceci car, en premier lieu, votre plus grand besoin d'une nourriture chaude ne se manifestera pas dans une balade par un dimanche ensoleillée, entre pastis et eskimo, au chant des grillons......non, ce sera dans une nuit froide, sans lune, après des heures de marche harrassante, pour calmer un groupe au bord de l'hystérie, transi sous une pluie battante....ce sera à ce moment que la perspective ne serait-ce que d'une boisson chaude peut faire basculer le groupe.....allez trouver du bois sec, le réunir et réussir un allumage au magnésium dans ces conditions... En second lieu, aussi petit ou renfoncé que soit votre feu de bois, il se sentira à des kms... n'oubliez jamais ceci, la plus grande signature d'un feu de bois est olfactive, avant d'être visuelle, pour les chiens d'Hostile a fortiori..
    Alex

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    1. salut Alex et merci pour tes analyses et judicieux conseils .concernant les talkies-walkies,une petite anecdote REX il y a 2 mois recherche d un de mes chiens égaré ,usage de 2 talkies-walkies ,résultat une autre personne au demeurant fort sympathique sur la fréquence !!! . en cas de kk risque !!! les gens vont tous (pour ceux qui en ont ) utiliser les vieux talkies de leurs gosses ,ou de leurs anciennes randonnes .donc méfiance!!! j ais depuis trouvée une solution a c est éventuel problème que je ne peut malheureusement pas vous décrire (sinon la solution redevient un problème et retour a la case départ )surtout que pour l instant elle reste théorique n ayant pas encore pus l' acquérir ! sur ce encore merci et continue tes analyses . Z

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    2. salut,

      en ce qui concerne les talkies il faut codé ! j'ai des Motorola avec une touche scan et je reçois toute les conversations qui sont a portées. avec la législation tout les talkiewalkie grand publique diffuse dans une bande défini.

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    3. salut anonyme 11 a 2015 ,13,29 .merci pour ta réponse ,mais même codé cela reste un problème ultra dangereux ,en effet du fait de la porté réelle très réduite des talkies ,un hostile sauras immédiatement qu il y a du monde a proximité ,même s il ne saisie pas le sens de la communication ,et il peut facilement définir la direction générale des émissions radio (s il n est pas trop con ?? ). pour moi les talkies seront exclusivement en mode réception ,sauf urgence absolu . Amicalement Z

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  16. Parlant de chiens, Babette a évoqué le poivre, mais je reviens sur un fondamental, la coupure humide...rivière, ruisseau, canal,etc...du moment qu'il y a une longue étendue d'eau repérée sur la carte, elle doit être exploitée..Le principe est d'aborder le cours d'eau en sens inverse de sa progression (je vais vers le nord, il y a une rivière axe nord-sud, je vais faire un détour pour arriver à cette rivière et y pénetrer marchant vers le sud..bien entendu, dés que je suis dans le cours d'eau, je prend la direction opposée, nord). Cela ne leurre pas les plus malins s'ils y réfléchissent, mais 90% des personnes, instinctivement, poursuivront leurs recherches dans le sens suivi à l'abord du cours d'eau. Quoi qu'il en soit, un cours d'eau suffisamment large divise vos poursuivants par 4 : 1 par berge et par direction du cours d'eau (amont et aval)..
    Ceci nous ramène à l'un des points précédemment envisagé, le chaussement. Là, je diffère de Babette : sauf dans le cadre d'un travail précis en zone marécageuse, les bottes ne feront pas partie du paquetage... lourdes, irritantes au mollet, bruyantes, anti-respirantes,...elles sont antagonistes de toute idée de marche, a fortiori de randonnée. Je leur préfererai des chaussures montantes de marche, type Rangers (très décriées, clouées au pilori de par leur grand âge,....excellentes franchisseuses de distances, inusables, ou presque, compagnes du marcheur tout terrain...et faciles à obtenir, neuves, à des prix dérisoires, issues de stocks...cherchez sur votre site d'annonces préferé..). Le cas échéant, completées de guêtres en nylon pour les herbes hautes humides, badigeonnées soigneusement de "graisse de phoque".... bien entendu, cela s'accompagne de chaussettes adéquates (chaussettes coton à renforts, dans votre magasin de sport, 2 paires minimum par personne, assez hautes pour dépasser le point haut de la chaussure). Chassez sans détours, pour l'ensemble du groupe, les socquettes fines et autres mi bas ou pieds nus. J'insiste lourdement, la capacité de progression autonome (= capacité de marcher en l'occurrence) de chacun des membres du groupe conditionne la progression de l'ensemble. Je vous renvoie au travail des snipers pour ralentir un groupe..une personne aux pieds "explosés" par les ampoules, sera, à peu de choses près, le même poids mort que les blessés crées pour bloquer une troupe et saper son moral.
    Insistance aussi sur les habits : multi couche pour gérer les variations de température, possibilité d'une couche externe imperméable pour gérer les intempéries. Dites-vous bien que la plupart des gens n'a aucune culture de grande randonnée et peut considérer que le besoin de chaleur est le même au départ en pleine nuit, que 4 h de marche plus tard. A vous de gérer cela, en passant la troupe en revue.
    Ne multipliez pas les pauses. Au-delà d'un certain nombre, la pause est contre-productive, de par l'effort de redémarrage qu'elle suscite.
    J'insiste sur un point évoqué par babette : le porte carte. Une carte sortie des dizaines de fois pour des points topos, sous la pluie, manipulée fébrilement par des doigts nerveux, posée sur des supports humides pour des visées boussole, etc...aucune chance de terminer intacte et cela bien avant l'arrivée sur objectif...
    Encore plein de choses à évoquer, le déplacement étant un sujet essentiel de réflexion dans le survivalisme. J'éspère que nous aurons l'occasion, tous, d'échanger encore à ce propos. Alex

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    1. re salut Alex . que pense tu de vielles guêtres de gendarmerie est ce que cela vaut le coup de les retaper (cuir) ,j ai peut d expérience en ce qui concerne la marche a pied mais pas trop mal pour le reste ( ex cavalerie blindée ) .Z

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    2. Hello Z ! Surtout pas de guêtres en cuir (du moins, dans le contexte évoqué). A laisser à la reconstitution. Difficulté d'entretien, rigidité, caractère "coupant" des bords, volume d'emport non compressible (à la différence des guêtres nylon que l'on peut rouler en boule), mauvaise solidarisation à la chaussure...bref, pas d'autre atout que leur relative résistance (qui ne va pas jusqu'à protéger du piège à loup, donc inutile)..
      De manière plus générale, même si j'ai évoqué les Rangers, sorte de "jeep du pied", avec les mêmes avantages et limites que son comparatif automobile, j'évite la reprise de matériel identifiable comme militaire, FO ou plus globalement "tactique". L'essentiel, pour passer les éventuels filtres, est le low profile. Rien ne vous empêche de prendre un vieux jeans et d'y ajouter les renforts, poches intérieures, boutons pression, etc.. qui le rendra aussi efficace qu'un "tactique", nettement moins couteux, certainement bien mieux adapté à vos besoins propres et aux dimensions de vos outils perso, et restera très discret... Pareil pour les autres pièces d'habillement et pour les sacs à dos ou sacoches vélo...si cela peut avoir l'allure d'un bricolage improvisé à base de chiffons et de sacs plastique Lidl, c'est parfait...
      Donc, pour moi, hors rangers, pas de recyclage de matos militaire, ou alors bien camouflé en épave misereuse..
      Alex

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  17. "future ex-épouse de Médecin, j’avoue que je suis sensibilisée... " c'est le divorce ???

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  18. "D'ailleurs, toujours pour cette période des années 30, les pessimistes ont fini à New York, les optimistes à Dachau." de grâce !!! Pas ça ! Mais vous êtes tous imbibés de feuilletons télévisuels ! Foutez votre téloche en l'air !

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    1. feuilleton télévisuels?mais ce n'est que le reflet d'une vérité,si vous préférez du plus récent Pol Pot et ses trois millions de victimes avec déplacements de populations et élimination des oposants.Depuis que l'homme existe il a commis et surtout répété les mêmes exactions que vous n'imaginez pas possible chez nous, vous croyant en terre de civilisés ,vous oubliez un peu vite qu'entre néanderthal et nous il n'y a que l'espace d'un manque continu d'une douzaine de repas,tous les scénarios sont ouverts et si le pire ne survient pas toujours ,c'est toujours le plus probable

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    2. COucou: oui, mon mari, c'est pas un dur de chez dur, il s'est trouvé une petite qui a peur de tout (ce qui le rassure) au lieu d'une épouse qui lui dit que c'est le moment de se casser à cheval sans lune à minuit en zone marécageuse (et que le gagnant a le droit à un cassoulet froid en boite de conserve ouverte avec les dents : lol) : je rigole, mais c'est un peu ça, il voit le chaos venir, en tant que Médecin, il fait bien plus que le sentir et ça lui fout une pétoche monstre ! Mais de bons futurs divorcés à 2 heures par jour de conversation et un objectif commun : aider tous ceux que nous pouvons, Bad commune et moyens globaux ! COmme je vous le disais : la coupure de courant, ça rend certains membres de la famille nerveux ! Et c'est dur de voir Madame Traire la vache à 9 hures le matin en plein hiver quand il fait froid, ce n'est pas du tout un truc fantasmagorique (sauf compter les pis ? Lol) - Babette

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    3. Babette, ces choses-là ne sont jamais simple.

      C'est bien le point commun que j'ai pu trouvé le plus fréquemment chez les survivalistes rencontrés ou ceux avec qui j'ai discuté : les problèmes avec le CONJOINT.

      Ton futur ex-mari avait encore admit que l'ambiance globale n'était pas TOP mais il arrive parfois qu'une femme se dise juste que son mari joue à se faire peur.

      Qu'il s'achète un "déguisement" de guerrier grandeur nature au lieu de l'emmener aux SEYCHELLES comme ses collègues de bureau.

      Et quand bien même, on garderait un pourcentage de notre budget pour continuer de vivre normalement et se changer les idées, il faut bien reconnaître que les propos d'un "prepper"... ça fait pas rêver!!
      ha ha ha

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    4. A Brebis Galls
      Euh...C'est pas un feuilleton, c'est de l'Histoire. Je comprends qu'il y ait des gens très sensibles au point de dénier la réalité, mais ça arrive.
      Bon, y en a eu après, des génocides, y en a même un en ce moment, perpétré par une bande de dégénérés qui ne représentent même pas 3 divisions. Si on le nie maintenant, on pourra aussi le faire dans 70 ans, hein.
      Continuez à croire que ça a pas existé parce que les prochains, c'est nous.
      cc
      cc

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    5. bonsoir
      ma copine est partie quand g dit que cet hiver (2014/2015) se fera sans nucleaire, juste pour voir ce qui manquera, dans la bad...
      bizzare , non?
      je propose un café rencontre le premier samedi de chaque mois, a Beauvais, en picardie, sur la place Jeanne hachette...
      plus précisément , au bar tabac le week end, le samedi 2 mai...
      viens qui veux qui peux!
      moi j y serais!
      merci a babette pour son article.
      pti message pour elle et sa cavalerie : ya un article dans NEXUS concenant le ferrage ( ou non) des chevaux...
      d apres le reportage, le cheval est bien plus en forme sans fers....
      pti lien pour les ecolo des villes : http://fortune.fdesouche.com/378773-les-graines-germees-nourriture-de-lavenir#more-378773
      he oui, on puise chez fds de bonnes infos aussi...
      a bientôt
      le bellovaque
      p s : LPN26 t le bienvenu, mais si tu tente de m embrasser, je t assomes!
      ou au moins je ferais ce qu il faut pour preserver ma vertu!
      lol

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    6. Super idée : si possible je viendrai, quand je ne sais pas (Jura), mais je viendrai ! Pour les fers, oui, sujet très délicat : j'ai fait un bout de la mongolie sur leurs chevaux et sans fers : ça va, mais dès qu'il y a des cailloux, ouille. Chez nous le goudron est facteur d'usure, les cornes ne sont pas habituées, il faut 1 an pour faire un pied et il reste "usable" de façon prématurée. A vrai dire beaucoup de pros ont renoncé aux pieds nus car on ne peut que se limiter en km parcourus ou en nature de terrain. Certaines races tiennent à peu près, d'autres pas du tout. Idem le pas de mors dans la bouche, ça le fait .... ou pas ! et quand ça le fait pas ...... A bientôt, Babette : je peux prendre le dernier samedi de chaque mois dans le Jura à Dole ? Ah : hier soir, défaut de périmètre et d'attention : j'ai failli me faire agresser par un fou chez moi .... comme quoi ! Juste failli : le centre n'est pas facile à ouvrir, mais ça va me rendre plus vigilante !

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    7. Je rebondis sur les propos de Luc : c'est vrai, nos propos de guerriers ou guerrières, voire amazones : ça fait pas rêver ! ON se heurte au mieux à des sourires polis (je ne dis d'ailleurs plus rien) et au sein de la famille, il est bien évident que les traditionnelles 2 (3 ??) semaines à la mer et 1 à la montagne font culture (j'avoue qu'en plus ça ne me passionne pas, j'ai le vice d'avoir une vie intéressante sur place) : donc quand on propose, en lieu et place, de faire un trou pour une cuve à eau ou une dépendance pour je ne sais quoi .... la réponse c'est plutôt : les gosses ont besoin de se changer les idées (super alibi, en tant que psy je peux hurler haut et fort qu'un enfant a besoin d'amour et de créativité, soit tout à fait autre chose), bref, PERSONNE ne croit au chaos ! Alors qu'il avance à grand pas ...... Les lois liberticides passent, les finances crèvent, la pauvreté gagne du terrain, ce n'est pas un chao brutal dans lequel nous pourrions, nourris par le stress, intervenir, non, c'est, pour le moment, un chao vicieux qui guette la souris ou l'oiseau épuisé que nous pourrions devenir .... Babette !

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    8. Salut à toi,le Bello',je viens tout juste de voir ton post,pour ma part,Beauvais est à 800 kms de chez moi,cela représente en soi la première embûche à notre rencontre,deuxièmement,le 02 mai,je taf(si il fait beau),dommage,je n'en serai pas cette fois-ci :-( si l'on pouvait pour de prochaines rencontres, centraliser un point géographique ou voir comme l'a dit quelqu'un ici,voir par régions/départements. p.s:le Bello',t'en fais pas pour ta vertu,je n'aime que les velus à moustache récalcitrants!?! :-) LPN26

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    9. Bonjour Babette,
      Bon article.
      Mais ce qui me surprend c'est votre préparation et votre état d'esprit.
      Comment des gens comme vous, saint de corps et d'esprit, avec un certain statut social (classe moyenne haute), donc dans l'idée, sans manque (ressources), avec une bonne image (psy et médecin) avez basculé dans la préparation du désordre (chaos) ?
      Moi qui suis ouvrier (mais qui regarde beaucoup les infos de l'état et les dissidentes), qui m'intéresse à plein de choses et qui me prépare depuis un moment, qu'est ce qui vous a fait basculer, prendre conscience que notre monde est fini ?
      Alors que tous vivent dans un monde merveilleux, partent en vacances nager avec les dauphins, se paient des super bagnioles rouges, vous (et moi) vous préparez à l'inévitable.
      Je rencontre de plus en plus de monde de différents statuts qui se prépare, Est-ce un signe ou une paranoïa collective ?
      Pour ce qui est de l'évacuation, je m'y prépare assez peu car je n'ai à l'heure actuelle nul part ou aller (faute de connaissances et de moyens).
      On avisera sur le moment^^ Dans l'urgence et la panique, à la française en somme.
      Bien à toi.
      S.

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    10. Mdr : pardon pour la réponse tardive ! Oui, en tant que "femme de médecin" vous n'imaginez pas le nombre de fois où l'on me renvoit à mon merveilleux statut : lundi manucure, mardi coiffeur et marché, mercredi réception, Jeudi équitation de la petite dernière, vendredi golf et voyons voir pour le samedi, ah oui : nous sommes invités chez les Untels .... lol : mon futur ex est vraiment médecin de campagne et c'est plus souvent qu'à son tour il ramasse un culto qui s'est faut culbuté par son taureau ..... dans le fumier ! toute la matinée chez les vieux et les cas spéciaux ..... quant à moi, je détesssste cette vie sans aucun sens, nous ne prenions pas ou peu de vacances, étant persuadés que l'économie se ramasse (et encore il n'y a pas que ça) et qu'il était urgent de vivre en retrouvant des "vraies valeurs" humaines et non matérialistes ! J'ai travaillé 15 ans dans l'industrie comme psy, consultant RH et prof d'économie : je dispose donc de 100 % des infos pour dire : COurage Fuuuuuyyyyyyez ! Fuyez ce monde de m... il ne vous rendra pas heureux, ne vous offrira pas de retraite joyeuse et a pour unique but de vous utliser comme esclave avant de vous jeter quand vous serez usagé ... (mais Pierre Templar n'est en aucun cas responsable de cette opinion que j'assume) : voilà, nous vivions simplement et nous continuons de préparer un avenir sur des bases que nous espérons plus solides ..., A bientôt, Babete

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  19. QUELQUES REMARQUES 1/2

    Bon, que de commentaires sur le sujet a lire après quelques jours d’absence.

    A ceux ayant des « recettes » pour la signature thermique quelques questions :
    - Vous l’avez testé ?
    - Dans quel contexte ? (terrain, végétation, distance, durée, météorologie)
    - Face à quel type de matériel ? (portée de détection, IR, thermique, bas niveau de lumière,…)
    - A qu’elle distance avez-vous été détecté ?
    - De nuit ou de jour ? Et oui, le thermique cela marche aussi parfaitement de jour et les systèmes sont de moins en moins lourds à porter. Par exemple les sections d’infanterie française sont équipées maintenant d’une excellente paire de jumelle thermique qui n’a plus besoin d’une bouteille pour être refroidie comme la caméra du missile Milan et qui est tout aussi performante de jour comme de nuit.

    Aux spécialistes des déplacements de nuit :
    - Vous avez déjà fait ce genre de déplacement ?
    - Sur quel terrain, distance, durée (3 heures ou 3 jours), météorologie ?
    - En portant quel poids, quels matériels ?
    - Avez-vous effectué cette marche avec le total des armes et munitions que vous voulez emporter ?
    - Avec qui (âge, préparation physique) ? et contre qui (aviez-vous des copains chargés de jouer les méchants) ?
    - Dans quel état physique étiez-vous à l’arrivée ?

    A Babette (c’est juste une question, non une critique) car votre liste m’a fait réfléchir à la composition des sac d’évacuation de la famille qui, une fois le plan A exécuté, étaient prévus pour aller en cache afin de devenir « l’ultima ratio ».
    - Poids total du sac chargé, eau comprise ?
    - Pour un adulte, un enfant, un senior ?

    Lorsque j’écrivais le 1 avril à 07H28, qu’il est impératif de suivre une MRT pour savoir comment l’on veut survivre, les différentes solutions proposées par les intervenants sur ce sujet, souvent contradictoires (comme par exemple parlé d’infrarouge et avoir en réponse un sac poubelle « profil bas » pour passer un ch-point), en sont une fois de plus la démonstration.

    D’autre part, les recettes « balancées » sur le forum c’est bien mais avec les conditions d’expérimentation c’est mieux. En particulier le POIDS et l’ENCOMBREMENT.

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    1. Alors le poids : pas une question facile : un adulte an forme, à mon sens 15 kilos, 10 pour une femme de nature moins physique ou une adolescente, un petit enfant de 7 ans peut porter 3 ou 4 kilos pendant 2 heures, 1 à 2 kilos pour un peu plus longtemps, mais à un moment donné il crie fatigue avec ou sans charge .... Un sénior entrainé peut porter autant qu'u adulte, en tout état de cause le facteur temps et fatigue + stress peuvent considérablement modifier les paramètres : je me suis vue faire un bivouac avec un passage de plusieurs heures dans des vignes en plein soleil (et inévitable) : no comment ..... idem un fort stress va générer une force ponctuelle importante, suivie parfois par une fatigue considérable et ce en fonction de la personnalité plus même que de la condition physique au sens strict ..... L'ergonomie est un facteur majeur : sensation de diminution de la charge, meilleure humeur ... il faut donc veiller à éviter tout "caillou dans la chaussure", même mineur ! Babette, à bientôt

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  20. QUELQUES REMARQUES 2/2

    Enfin, je veux bien que se soit valorisant de se dire que les « méchantes forces de l’ordre, miliciens recruté par le pouvoir, ivrognes près à garder un ch-point contre une bouteille de vin, paysan prêt a tout pour récupérer un permis et autre agents infiltrés » seront tous à la recherche de votre groupe de survivaliste mais il serait bon d’arrêter de se faire des films. Et si l’on croit à cette solution, présenter des arguments et non assener une simple affirmation.

    Comme tout groupe humain cherchant à survivre, nos chers dirigeants commenceront par se protéger et protéger ce qui fait fonctionner le système. Il s’agira donc de protéger les centres de décision (ministères, préfectures,…), les sites sensibles (centrales nucléaires), les sites vitaux pour le fonctionnement du pays (raffineries, dépôts, hôpitaux…), les moyens de communication et d’information, etc. . Cela s’appelle la DOT (Défense Opérationnelle du Territoire) et c’est dans les cartons des ministères et des préfectures. La encore, l’application du plan Vigipirate en est une excellente illustration : 10000 hommes déployés, vous en croisés combien chaque jours ?

    La liste de ces sites est longue et mobilisera la majorité de nos forces de sécurité.
    Ce qui restera de nos forces de l’ordre auront fort à faire en ville, la ou la majorité des gens habitent et n’auront ni le temps ni les effectifs pour aller monter une embuscade au fond des bois.
    Pour la chasse au survivaliste, il ne restera pas grand monde sauf l’ivrogne et ses « visions nocturnes ».
    Il est plutôt à craindre, la nature ayant horreur du vide, des zones de non droits déjà existantes qui deviendront des territoires plus ou moins vastes ou ceux qui ont l’habitude de défier les forces de l’ordre chercheront à imposer leur loi. C’est déjà le cas à l’heure actuelle. La encore, dans la vie de chaque jour, combien de temps faut-il a la police pour intervenir pour des délits ? Cela va de rapide a très lent voir inexistant en fonction de l’infraction. Cela ne risque pas de s’améliorer en cas de rupture de la normalité.

    Certes soyons méfiants, étudions les hypothèses possibles en nous basant sur ce que nous constatons, expérimentons par nous même le poids du sac a dos ou la marche de nuit mais évitons la paranoïa à la X-Files en nous prenant pour Rambo.

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    1. Bonjour "Anonyme8 avril 2015 08:26",

      merci pour cette petite "piqûre de rappel" ^^...

      "Facta, non verba", comme ils disent sur un autre site.

      Bien cordialement, B.

      P.S: un petit pseudo peut-être pour signer^^?

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    2. Bonjour Anonyme du 8 avril 08:26,
      Je vois que tu connais bien les compétences et les effectifs de nos forces.
      Il est clair que ces forces seront bien occupées. Alors courir après des excentriques cachés dans les bois...
      D'ailleurs, MRT, ça me fait penser que ça vient des écoles de l'état non ?
      Tu es un ancien ? Moi aussi.
      Amicalement.
      S.

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    3. Pour répondre aux tests camo, j'ai bossé quelques années avec le Dr Borsarello. Quelques bouquins sont sortis sur le sujet. Les tests publiés par SAAB, Dupont de Nemours et quelques autres ont servi de base, plus les travaux des armées elles-mêmes. Les faiblesses de l'oeil humain et tous les premiers travaux (Guirand de Scevola, Otto Schick...) artistiques pour imager la nature. Le rapport Richardson sur l'infrarouge des premières tenues et toute la suite ont fait évoluer le sujet. Bossant par la suite avec Yves Debay, on a eu un tas de RETEX sur les moyens d'échapper aux différentes détections. Quelques camos expérimentaux ont été crées.
      L'idée de la synthèse était de créer un camo unique: ca marche pas, l'oeil humain a trop de faiblesses et les distances de vue trop disparates. Pour faire bref, être en rose à plus de 500m rend aussi invisible qu'avec un camo delamorkitu, à condition de vouloir pas se faire remarquer.

      Pour les marches de nuit, par expérience, pas possible avec tout l'équipement et chiant dans un environnement sans chemins ou inconnu.
      Bruyant malgré tout. Epuisement inutile, faut vraiment une urgence pour s'y coller. Pour moi, le déplacement de nuit doit être offensif avec un parcours bien balisé et tout prévu à l'avance.
      Pour le sac, du léger, même pas du solide.
      Maintenant, croire aux vilaines forces du mal d'Etat aux check point, cessons de rêver. Il suffit de syphonner votre pognon via le système actuel et si c'est trop lourd, vous irez bosser plus. La légitime défense actuelle conduit à se laisser piller et d'être à la merci du premier pillard venu.
      Quant aux FO, elles ne sont là que pour protéger les institutions et, éventuellement, empêcher la populace de trop bouger et quand ils ne pourront plus être payés, ils feront comme tout le monde, armés ou non.
      Je ne crois pas aux envolées martiales et aux chevauchées fantastiques, du moins pas par nous, ça aide à relativiser.
      cc

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    4. Je concède à l'entièreté des remarques de "l'anonyme"... :)

      La logique stratégique tout ça, tout ça...

      En revanche, il survient parfois des démonstrations de forces mise en place par l'état à l'encontre des civiles pour des choses beaucoup plus dérisoires (selon mon propre jugement).

      Regarde les forces déployées dans ces exemples :
      1) Zad du TESTET.. Juste pour l'entêtement de construire un barrage détruisant la biodiversité
      2) Expropriation forcée de Philippe LAYAT (justice bafouée pour construire une route vers le nouveau stade de LYON)
      3) Répression des Bonnets Rouges pour imposer l'ECOTAXE

      Avec quelqu'un d'aussi serein que manu "la tremblote" comme 1ier ministre, ce n'est pas un fantasme personnel que d'avoir la conviction d'imaginer les maigres ressources des FO taper n'importe où, annexer n'importe quoi ou protéger des trucs complètement bidon!

      Il suffit de voir où ils en sont d'ailleurs, les CRS..

      http://www.leparisien.fr/faits-divers/vigipirate-trois-compagnies-de-crs-en-arret-maladie-pour-epuisement-07-04-2015-4672011.php

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    5. Je suis effectivement un ancien de l'infanterie ou j'ai servis une trentaine d'année comme chef de groupe, section, Cie et officier opération en BOI ainsi qu'instructeur (combat et tir).
      Ayant quitté l'armée, je suis tombé sur le concept du survivalisme en cherchant a me documenter sur la production autonome d'énergie pour une cabane dont je ne savais pas que certains l'appelaient une BAD.
      J'ai cherché alors sur le net et dans quelques bouquins ce qui se cachait derrière le concept.
      La vision survivaliste du monde actuel m'a bien parlé car en adéquation avec mon propre ressenti de la société en me permettant de mettre des mots sur mes idées.
      Depuis, je m'efforce d'avancer dans le concret.

      Merci pour les réponses concernant les "tests camo".
      F Von Pikkendorff

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  21. QUELQUES REMARQUES (souvenirs vécus)

    De mes séjours au Kosovo en 99, 2000, 2001 dont la situation et les paysages auraient mérités de figurer dans un film survivaliste avec ses maisons pillées ou rasées, ses réfugiés sur les routes, ses miliciens ivres de bords différents, ses « Rom » boucs émissaires de tous les partis et ses meutes de chiens errants affamés qui chassaient même des humains affaiblis pour manger, j’ai retenus, entre autre, que le contrôle de la population est très compliquée quelques soit la pléthore de moyens et d’effectifs.
    La KAFOR, malgré des effectifs et des moyens moderne ne contrôlait que les zones ou elle était présente en permanence et encore parfois bien difficilement.
    La ville de Mitrovica, chaudron de la confrontation serbo-albanaise avait beau être quadrillée en permanence, nous ne savions pas tout de la vie, des trafics de la population qui se déroulaient dans la rue adjacente. Et lorsque nous tenions la ville, les locaux étaient libres de leurs mouvements dans la campagne.
    Dans l’impossibilité de tout contrôler, nous nous sommes donc concentrés sur les menaces directes vis-à-vis du régiment ou des heurts possibles entre communautés. Le survivaliste local qui se tenait pénard dans sa BAD était le cadet de nos soucis.

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    1. Une petite remarque, suite à ces quelques remarques..

      Comme cela est évoqué en permanence dans les forums survivalistes, la limite de nos réflexions est l'ampleur et la variété des hypothèses envisageables et celles que l'on aura pas envisagées... et l'écueil de ces mêmes réflexions est de vouloir restreindre ce champs des possibles, en ne reprenant comme scenario possible que celui ou ceux déjà vécu, par sentiment sécuritaire.
      Le filtrage par les FO d'un état, ou par des forces d'interposition ou d'intervention qui s'y seraient substituées est une des hypothèses possibles. Le contrôle des voies et des biens par des milices autoproclamées, caïds locaux est tout autant envisageable. Même si notre pays n'a pas de culture tribale, ce modèle organisationnel peut s'imposer, par "apport" exterieur ou par imitation.
      Dans les éléments que j'ai évoqués, j'ai eu le soucis constant d'abstraire toute circonstance propre à un théatre d'opération ou un type d'intervention dont j'ai pu faire l'expérience. Et je pense que ce soucis doit être constant dans la reflexion survivaliste : nourrissons nous de l'essence même de nos expériences vécues en évitant de les imaginer comme cadre de prochaines épreuves..
      Ceci dit, chaque individu est différent et mène sa propre reflexion. Pour ma part, je reste adepte du low profile et continue d'envisager qu'une BAD pourra se trouver dans un collimateur, quel qu'il soit.. Alex

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    2. arreter de delirer sur vos bad , un nom pompeux pour une connerie marketing en vue de vendre un bouquin !

      nos ar-grand parent avait TOUS une bad : un potager engraisser par le fumier des poules et des lapins et une chèvre.

      sans oublier le douze accrocher a coté de la porte et charger au gros sel pour les maraudeurs !!

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    3. Bonsoir,

      je suis "démoralisé", ^^, je suis tombé sur ça :

      http://www.leboncoin.fr/ventes_immobilieres/778625725.htm?ca=1_s

      BAD ou pas BAD, on s'en fout ( pour les "pro" ou "anti" ^^ ), sachant que pour moi une Base Autonome Durable, ben c'est une ferme qui tourne et qui, idéalement, puisse être défendue / fortifié. Et pour qu'elle tourne, il faut y vivre.
      Et puis de toute façon je n'ai pas les moyens d'avoir une résidence secondaire, ça tombe bien.
      Et puis de toute façon ce n'est pas demain la veille que j'aurais a m'en soucier ( sauf si tout vas mal -sic-).

      Pfff...^^, bon, je vais voir si l'schnap's n'a pas bougé de place, hein, il m'faut bien ça ;-p

      cordialement, B.

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    4. salut Alex.rester discret est une évidence basique ,mais sous entend des déplacement ultra léger. le moindre paquetage un temps soit peut volumineux attirera les emmerdes ( exit les armes longues ) et de plus la moindre arme de poing sera immanquablement trouvé en cas de fouilles,avec un résultat pouvant rapidement tourné au désastre . bref il n y a pas de recette miracle hélas !!! car rien ne fonctionnera comme prévue,et ne rien prévoir est encore pire !!!!! quand a la BAD on ne peut éternellement vagabonder soumis a tout les aléas ,en gros il faut prévoir si possible tout ,et son contraire ,cela n est pas si simple .amicalement Z

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  22. Salut tout le monde.
    Pour rebondir sur les réserves cachés.
    Si vous mettez du riz dans des sacs mylar
    avec des absorbeur d'oxygène
    Voir le site préparation Québec...
    dans des seaux hermétique
    vous pouvez les conserver 30 ans
    sans perte de la qualité nutritive...

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  23. réflexion qui parait sans rapport avec le sujet et pourtant !!! c'est ce qui risque de jeter sur les routes une bonne partie de la population avec les conséquences que cela induit.
    De quoi s'agit il ?tout simplement de la fin de garantie des dépots bancaires entérrinés par Bruxelles ,déjà effectifs à chypre (ban d'essai) ,apparue au Portugal (spiritu santu : banque en faillite et perte d'une partie des dépots) rendue officielle en Auriche hier,en gros ça veut dire quoi ? que les banques qui font faillite se serviront sur les déposants considérés comme des "actionnaires" sans aucunes prérogatives de l'actionaire,et doivent ainsi renflouer la banque sur leur propres dépot d'argent avant de faire appel à l'état ou est située la banque en faillite ,c'est le" Bail in".Nos banques sont très fragiles (Bnp,Société générale ,crédit mutuel,crédit agricole etc etc etc) Il n'y a aucune garantie,absolument aucune,le fond prévu a cet effet n'a pas un fifrelin.En quoi cela nous concerne ? simplement que vos dépots en cas de faillite (probable) seront bouffés,vos assurances vie en fonds euros aussi,vos livrets tout autant et cet fait créera un bank run des clients c'est la raison des dispositions interdisant les paiements en cash de plus de 1000 euros et la limitation du montant que vous pouvez sortir des banques en cash,d'ailleurs essayer une petite demande à votre banquier ,c'est aussi la raison des refus de crédits.Pour faire court c'est une nouvelle lampe rouge qui s'allume attention

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  24. Bonjour,
    Je rajouterais dans le sac de "survie", quelques sachets de gel de silice qui absorbe très bien l'humidité et que l'on peut utiliser longtemps puisqu'il suffit de les faire sécher lorsqu'ils sont plein d'eau. Vous les trouverez gratuitement dans les boites à chaussures, dans les sacs neufs...
    A mettre dans les chaussures, les habits, près de la nourriture (sans contact direct), les sachets vont absorber l'humidité.
    Vous pouvez les passer au micro-onde pour les sécher rapidement lorsqu'ils sont engorgés d'eau ou les laisser sécher à l'air libre sous le soleil.
    Ils sont pratiques aussi pour filtrer le fuel rouge (retirer l'eau dont il est composé) et donc l'utiliser dans les voitures anciennes type 205/deudeuche/etc... oui, oui je sais ça encrasse n'empêche que ma caisse a 380 000 au compteur et qu'elle roule encore... un petit coup de "décrasseur" de temps en temps et c'est reparti !!!

    Certains ont peur du vide, moi vu le prix du gasoil, j'ai plutôt peur du plein !!!

    Bien à vous,
    Mirabelle

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    1. Bonsoir mirabelle, merci pour cette idée de filtre à fuel avec les sachets de gel de silice et pour tous tes apports en général. Combien de fois tu peux les ré-utilise pour filtrer ?

      "un petit coup de "décrasseur" de temps en temps" tu fais allusion aux changements des filtres ou à autre chose ? quoi ? Perso je laisse très peu d'air dans le réservoir et dans ma cuve pour limiter la condensation.
      Il semble que les prix du pétrole n'ont jamais été aussi bas et que tant qu'on le peut financièrement c'est une ressource à stocker. Bob.

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    2. Bonjour Bob,

      Un plaisir de partager.

      Expérience personnelle :

      J'utilise un filtre à café réutilisable (bien plus facile à utiliser que les filtres à papier ou les collants dont la texture se colle à un moment et ne laisse plus passer le fuel)
      J'ouvre 10 paquets de gel de silice que je mets dans ce filtre. Je me suis bidouillée avec une grosse bouteille de Volvic un entonnoir et c'est parti pour mon filtrage (à faire dans un endroit ventilé et/ou avec un bon masque... les vapeurs de l'alambic, je titube mais les vapeurs du fuel... beurk).
      Les billes de gel de silice se lavent facilement, je n'ai jamais vraiment fait attention à leur durée (à faire d'ailleurs), je les change toutes les 10 utilisations dans le cadre du filtrage fuel.
      (Le stock est important, j'ai 3 chichis pompons qui me traînent dans les magasins dans lesquels je récupère les sachets de gel de silice)

      Sur ma voiture actuelle : chrysler grand voyager 2.5l diesel 2001 (l'année de construction de ta voiture est importante car les moteurs ont évolués et plus ils sont vieux et mieux ça marche)

      Je procède ainsi :

      Je roule sur 6000 km au rouge filtré, puis je fais un plein gasoil (80 l) en y ajoutant avant un additif à gasoil (histoire de nettoyer le circuit gasoil)

      Je fais cela tous les 6000 km. Puis arrivé à 18 000 km (normalement c'est tous les 20 000 km, mais je préfère le faire à 18 000 km puisque je suis au rouge), je change mon filtre à gasoil et je fais un nettoyage de mes injecteurs avec un dégraissant/décrassant injecteurs en circuit fermé.

      Côté consommation : je faisais du 7l/100 en roulant juste avec du gasoil.
      J'ai exactement la même consommation aujourd'hui en lui donnant du Merlot Maison.
      Côté "pêche" : je n'y ai rien perdu.
      Bon au démarrage, je fume un peu... et il y a l'odeur caractéristique du fuel brûlé !!!

      Nous venons de passer une semaine hivernale avec du -13°. Pas de filtre gelé à cause de la condensation du fuel, donc mon filtrage était ok.

      NB : je ne filtre jamais mon fuel lorsque je viens d'être livrée. Je laisse le fuel se "poser" et les particules qui encrassent descendre au fond.
      Je me suis bricolée à l'aide d'une pompe d'aquarium, une petite pompe à fuel qui me permet d'y aller tranquille. Ensuite c'est une question de patience...

      Après entre un plein à 90 euros ou un à 60 euros.. la patience, je l'ai !!!

      Expérience qui avait déjà été faite sur ma 205 diesel année 1990... l'agriculteur de mon ancien village roule encore avec !!! Et sans ménagement, il ne lui donne que du Merlot...

      Chacun sait que c'est en toute illégalité... si j'avais le choix je ferais comme tout le monde, or le choix ne m'a pas été donné alors entre donner 30 euros de taxes à l'Etat ou nourrir mes loulous... le choix est vite fait !!!

      Autre expérience avec le gel de silice : téléphone à l'eau. Je l'ai démonté, retiré la carte sim et j'ai plongé le téléphone dans les sachets de gel de silice. Téléphone sauvé grâce à l'absorption de l'humidité.

      Je me suis fabriquée aussi un absorbeur d'humidité avec ces sachets. Placé près du sèche linge, ils absorbent l'humidité dégagée par celui-ci.

      J'oubliais, j'en ai dans la voiture aussi... tableau de bord, ça diminue la buée !!!
      Et dans la caisse à outils, près des outils pour en éviter la rouille.

      Bon, je n'ai pas encore réussi à les changer en or !!!

      Bien à vous,
      Mirabelle

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    3. Salut tout le monde .
      Roulant très peu, avec une voiture économique 1000 km pour env 45 euros avec un petit 1,4 HDI je ne vois pas l'utilité a mon niveau.
      Mais j'ai plusieurs amis qui ont des voitures très récentes HDI FAP en gros moteur 2 l 2,2l qui roulent au fioul rouge.
      Ils n'y voient qu'une conséquence le prix, par contre comme filtre ils utilisent une simple crépine !!!
      Y a peu, il vient de passer le 1er contrôle technique de sa 508 2,2 . 180000 km / pour 180000 km de fioul vidange et entretien chez peugeot pour assurance, et contrôle technique vierge On ne lui a jamais dit quoi que ce soit.
      Il me dit avoir économisé plus de 6000 euro , environ.
      Donc oui apparemment ça serait vraiment efficace .
      Bonne soirée

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    4. Bonjour Samuel,

      Tu as raison, sur les nouveaux modèles HDI, le fuel peut être utilisé car en soi depuis les nouvelles normes européennes la composition du gasoil/essence ont changé (plus de souffre dans le gasoil et plus de plomb dans l'essence).
      Regardez de plus près la composition actuelle du gasoil imposée par Bruxelles et la composition du fuel... vous seriez surpris.

      Par contre, toujours à choisir, je reste sur le fait de prendre des voitures anciennes car je sais démarrer d'un tournevis une 205 mais pas le dernier modèle PEUGEOT car le démarrage relève de l'électronique !!! Idem pour les tracteurs, quand mon très vieux renault ne nécessitait qu'un coup de clé... le dernier IH demandait un dépannage !!

      Par ailleurs, les pièces peuvent se trouver plus facilement, voir se confectionner artisanalement (une boite de conserve, etc).

      Les moteurs des voitures actuelles ne sont pas faits pour durer dans le temps (société de consommation)...

      Quand à la capacité d'avoir du fuel sur du long terme en cas de chaos... ben, et l'huile de friture, vous en faites quoi !!!

      Bien à vous,
      Mirabelle

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    5. Re salut Mirabelle.
      Content d'avoir raison lol, je fais que répéter ce que l'on m'a dit.
      Je n'y connais rien en mécanique, je suis même une brèle de compétition.
      Pour exemple ma 1ere voiture une 205 GTI 1,9 de 130 000 km , m'est venu la fantastique idée de changer la courroie de disti.
      Mis en place de seigneur, revue technique, palan pour lever le moteur, outillage complet.
      Après 48h de cauchemar, moteur serré après 20 mètre. Du coup échange standard pour 17000 frs.
      Depuis je me limite a changer les roues , je suis devenus allergique à la mécanique. Je n'ai aucune compétence dans ce domaine, et je le vis très bien , pas de complexe lol
      Bonne soirée Samuel

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  25. Merci Mirabelle pour ta réponse détaillée. Comme Samuel je suis allergique à la mécanique et n'ai aucune compétence dans ce domaine. Je refuse de rouler aux taxes par éthique perso depuis le renflouement des banksters en 2009 (en volant les cons-tribuables). Risque de délation assumé et le Merlot fonctionne aussi bien, sans que j'ai jamais rien filtré.
    Je vais désormais suivre ta procédure que je sens ancrée dans le concret du vécu. Mon souci c'est la conservation de 3000L de Merlot sur 4 ou 5 ans sachant que le plus vieux sera aussi le plus près de la vase. Bonne soirée à tous. Bob

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